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La Colombie-Britannique réduit sa liste d’attente pour les chirurgies

Contrairement au Québec, la Colombie-Britannique est parvenue depuis l’été dernier à rattraper le retard accumulé pour les chirurgies en raison de la pandémie. La province a misé notamment sur l’embauche de personnel permanent ailleurs au Canada et à l’étranger.

Des médecins dans une salle d'opération.

Des chirurgiens à l'œuvre

Photo : iStock

Lors de la première vague de la pandémie, la Colombie-Britannique s’est distinguée en parvenant à contenir la propagation de la COVID-19 dans les centres de soins de longue durée, alors que le Québec, au même moment, faisait piètre figure.

Or la province du Pacifique se distingue également par sa gestion de l’attente pour les chirurgies.

Selon les données présentées mercredi à l’occasion d’un webinaire organisé par le Pôle Santé HEC Montréal, le nombre de patients inscrits au registre des chirurgies est passé de 93 000 juste avant le début de la pandémie à environ 82 000 aujourd'hui.

Nous avons opéré presque tous nos patients dont la chirurgie avait été annulée. [...] Nos résultats sont là, a déclaré Michael Marchbank, le conférencier invité.

Ce gestionnaire d’expérience a été nommé l’an dernier par le ministre de la Santé de la Colombie-Britannique à la tête du comité chargé de concevoir et de mettre en œuvre le plan de relance des chirurgies de la province.

Il faut dire qu’au mois de mai 2020, le constat était préoccupant. Plus de 30 000 chirurgies non urgentes avaient été reportées.

Une des solutions fut de recruter intensément à l’étranger.

Nous avons une agence provinciale qui recrute avec succès des médecins [...] ailleurs au Canada, mais principalement à l'extérieur du pays.

Une citation de :Michael Marchbank

Des dizaines de médecins et des centaines d’infirmières ont ainsi été recrutés.

Selon une analyse de l’industrie des chirurgies ambulatoires préparée par le Pôle Santé HEC Montréal, la Colombie-Britannique est sans doute la province qui a mis au point la stratégie la plus complète [...] qui repose sur l’augmentation des chirurgies en prolongeant les heures d’exploitation des salles d’opération [soir et week-end], en ouvrant des salles d’opération jusqu’alors inutilisées [faute de main-d’œuvre].

Ce fut un changement de culture, reconnaît Michael Marchbank.

Ce dernier précise que la province confie également des chirurgies aux cliniques privées, mais leur capacité demeure faible.

Un plan pour septembre au Québec

Au Québec, le nombre de personnes en attente d’une chirurgie est passé d’environ 125 000 personnes juste avant la COVID-19 à près de 150 000. Celles en attente depuis plus d’un an ont été multipliées par cinq.

Le ministre de la Santé Christian Dubé disait la semaine dernière être en train de travailler à un plan qui serait mis en place en septembre prochain afin de ramener la liste d’attente à 115 000 personnes.

Selon plusieurs sources, Québec songe à prolonger les heures d’ouverture des blocs opératoires à l’automne pour combler le retard. Une mesure qui ne sera pas facile à appliquer compte tenu de la pénurie d’infirmières et de l’épuisement de tout le personnel du réseau.

Entretemps, le Québec mise largement sur les cliniques privées pour limiter en moyenne le report de chirurgies de 10 % à 12 %.

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