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« Les États-Unis sont de retour! », clame Joe Biden, arrivé au Royaume-Uni

Joe Biden, souriant, devant un lutrin, avec un avion de la US Air Force et des drapeaux américains en arrière-plan, s'adresse à des militaires américains.

Peu après son arrivée au Royaume-Uni, Joe Biden s'est adressé aux militaires de la base aérienne de Mildenhall.

Photo : Associated Press / Patrick Semansky

Agence France-Presse

Le président américain, Joe Biden, a voulu claironner mercredi le retour des États-Unis sur la scène mondiale en entamant une tournée au cours de laquelle il doit rencontrer son homologue russe, Vladimir Poutine.

Les États-Unis sont de retour !, a-t-il lancé devant des militaires américains à la base de Mildenhall, peu après son arrivée au Royaume-Uni peu après son arrivée à bord d'Air Force One. Un message qu'il martèle depuis son arrivée au pouvoir il y a cinq mois.

Et les démocraties du monde entier sont unies pour affronter les défis les plus difficiles, a ajouté le dirigeant démocrate, qui effectue son premier déplacement à l'étranger en tant que président.

Joe Biden doit annoncer que les États-Unis vont acheter 500 millions de doses de vaccins contre le COVID-19 de Pfizer/BioNTech pour les donner à d'autres pays, selon plusieurs médias américains.

Il avait déclaré avant d'embarquer pour l'Europe qu'il s'apprêtait à dévoiler une stratégie vaccinale mondiale.

Il s'exprimera sur ce sujet demain [jeudi] et pourra parler des mesures supplémentaires que les États-Unis prennent pour aider à donner plus de doses aux pays pauvres, a déclaré à bord d'Air Force One le conseiller à la sécurité nationale Jake Sullivan.

Accompagné de la Première dame, Jill Biden, le dirigeant démocrate participera au sommet du G7 en Cornouailles, où pandémie et climat feront partie des priorités.

Un tête-à-tête avec le premier ministre britannique, Boris Johnson, est prévu jeudi. Dimanche, Joe Biden rendra visite, au château de Windsor, à la reine Elisabeth II, qui règne depuis 69 ans.

Rencontre avec Poutine

Vladimir Poutine.

Le président russe Vladimir Poutine.

Photo : Getty Images / MIKHAIL KLIMENTYEV

Le sommet avec Vladimir Poutine, prévu le 16 juin à Genève, apparaît comme le point culminant de ce premier déplacement, qui intervient au moment où Joe Biden est en difficulté dans son pays, sur fond de tensions au sein de son propre camp.

Mercredi soir, le président américain a marqué son intention de dire à son homologue russe ce que je veux qu'il sache et répété son avertissement que les États-Unis répondront de manière ferme et significative si Moscou s'engage dans des activités nuisibles.

Le président américain ne cherche pas le conflit avec la Russie, mais une relation stable et prévisible, a-t-il poursuivi.

Le problème est que Poutine ne veut pas nécessairement une relation plus stable et plus prévisible, résume le diplomate américain Alexander Vershbow, ancien numéro 2 de l'Alliance atlantique.

Ukraine, Bélarus, sort de l'opposant russe emprisonné Alexeï Navalny, cyberattaques : les discussions s'annoncent âpres et difficiles, notamment sur ce dernier point.

La présidence américaine a donné peu de détails sur le déroulement de ce tête-à-tête. Elle a seulement laissé entendre que, contrairement à ce qui s'était passé avec Donald Trump à Helsinki en 2018, une conférence de presse commune des deux hommes n'était pas à l'ordre du jour.

Au sortir du mandat de Donald Trump, les alliés accueilleront ces propos rassurants avec un peu scepticisme, estime Suzanne Maloney, du centre de réflexion Brookings, basé à Washington.

La volonté de Biden de renouer avec eux devra surmonter non seulement les cicatrices des quatre années écoulées, mais aussi les questions persistantes sur l'état de santé de la démocratie américaine, écrit-elle.

La porte-parole de la Masion-Blanche Jen Psaki.

La porte-parole de la Maison-Blanche Jen Psaki.

Photo : Reuters / KEVIN LAMARQUE

Comment le locataire de la Maison-Blanche s'est-il préparé à ce déplacement de huit jours, qui le mènera aussi à Bruxelles et au cours duquel il multipliera les rencontres bilatérales?

Il se prépare depuis 50 ans, a répondu sa porte-parole Jen Psaki, dans une allusion à la très longue carrière politique du président de 78 ans qui fut élu pour la première fois au Sénat en 1972, à l'âge de 29 ans.

Il connaît certains de ces dirigeants, dont le président Poutine, depuis des décennies, a-t-elle insisté.

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