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Le variant B.1.617 pourrait infecter les Manitobains non vaccinés, selon des experts

Le Dr Anand Kumar au milieu d'équipement médical.

Le Dr Anand Kumar espère que les autorités sanitaires de la province seront prudentes avec la mise en place des assouplissements sanitaires.

Photo : La Presse canadienne / John Woods

Radio-Canada

Certains experts pensent qu'une quatrième vague de COVID-19 au Manitoba sera probablement circonscrite grâce à l'augmentation des taux de vaccination, mais qu'un variant hautement contagieux pourrait encore menacer de déferler dans les communautés où les taux de vaccination sont faibles.

Le nombre d'infections associées à la souche B.1.617, qui a été identifiée pour la première fois en Inde, est passé de 18, lundi, à 83, mardi. Il s'agit des cas des lignées B.1617, B.1.617.1, B.1.617.2 et B.1.617.3.

Le variant B.1.617.2, désormais désigné parle nom de variant Delta, a été déclaré variant préoccupant par l'Organisation mondiale de la santé. Pour l’instant, il ne représente qu'une petite fraction des infections dans la province.

Porrtrait de James Blanchard.

Selon le directeur général de l'Institut de santé publique mondiale de l'Université du Manitoba, James Blanchard, le variant hautement contagieux - détecté à l'origine en Inde - peut se propager davantage dans certaines communautés où les taux de vaccination sont faibles.

Photo : Radio-Canada

Le directeur général du Centre de santé publique mondiale de l'Université du Manitoba, James Blanchard, déclare qu’il est peu probable que le Manitoba connaisse une quatrième vague qui rivalise avec les vagues précédentes, en raison du rythme de vaccination et du nombre relativement faible de cas de variant Delta jusqu'à présent.

Les personnes non vaccinées sont vulnérables

Le Dr Blanchard estime par contre qu'il y aura forcément des éclosions locales dues au variant Delta dans les communautés où les taux de vaccination sont faibles.

Nous avons des tranches d'âge et des groupes spécifiques de population propices à la propagation, tant en matière de groupes d'âge que de régions, qui ne sont pas vaccinées, et le variant pourrait y avoir un impact très important.

En date de mardi, près de 67 % des Manitobains âgés de plus de 12 ans avaient reçu au moins une dose de vaccin. Les districts de santé du sud du Manitoba comme Stanley (14,9 %), Winkler (28,2 %) et Hanover (33 %) sont parmi les régions ayant les taux de vaccination les plus bas.

Prabhat Jha assis à son bureau.

Le professeur d'épidémiologie et de santé mondiale de l'Université de Toronto Prabhat Jha affirme que la deuxième dose déterminera l’ampleur de la quatrième vague.

Photo : Unity Health Toronto

La province espère que 70 % de la population sera entièrement vaccinée d'ici la fin du mois de juillet. La deuxième dose pourrait déterminer l'ampleur de la prochaine vague, dit le professeur d'épidémiologie et de santé mondiale de l'Université de Toronto Prabhat Jha.

Selon lui, les premières études indiquent qu'une seule dose d'un vaccin à deux doses pourrait n'être efficace qu'à environ 33 % contre le variant B.1.617 du coronavirus.

Si le variant Delta commence à prendre de l'ampleur au Manitoba, cela pourrait justifier l'accélération de la campagne d'administration de la deuxième dose à certains groupes prioritaires, ajoute le Dr Jha.

Moins de temps entre l’administration des deux doses

Le chercheur postdoctoral en médecine de l'Université du Manitoba Carlos Farkas a étudié les variants du coronavirus. Il pense qu'une quatrième vague est à prévoir. Le taux de vaccination ici est bon, mais il n'est pas suffisant, je pense, pour empêcher une quatrième vague. Il croit que le Manitoba devrait envisager de raccourcir le laps de temps entre la première et la deuxième dose dès maintenant.

Nous allons assurément voir des augmentations du nombre de cas si on ne raccourcit pas le laps de temps.

Une citation de :Carlos Farkas, chercheur postdoctoral à la faculté de médecine Rady, de l'Université du Manitoba

Carlos Farkas dit que, si la province envisage d'assouplir progressivement certaines restrictions, elle ne devrait pas autoriser les rassemblements de plus de cinq personnes.

La situation pourrait dégénérer rapidement

Le médecin en soins intensifs de l'Office régional de la santé de Winnipeg et spécialiste des maladies infectieuses Anand Kumar se dit convaincu que le Manitoba pourrait connaître une quatrième vague importante en raison du variant B.1.617 si la province lève trop rapidement beaucoup de restrictions.

La situation peut dégénérer très rapidement. Si nous utilisons les mêmes critères de réouverture qu'auparavant, nous aurons un grand problème, je pense, d'ici quelques mois., déclare le Dr Kumar.

Avec les informations de Bryce Hoye

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