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Une toute première garderie pour les enfants traumatisés

Un enfant essuie ses yeux en serrant un animal en peluche.

Les enfants victimes de traumatisme ont besoin d'une approche spécialisée.

Photo : iStock

Radio-Canada

Des enfants victimes de violence, d’abus ou de négligence auront accès à une garderie unique dans l’est du pays.

Le Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour à Shediac se prépare à ouvrir une garderie spécialisée pour aider les enfants victimes de traumatismes.

Il pourrait s’agir de la première garderie du genre au pays, explique la directrice générale du Centre, Kristal LeBlanc.

En décembre, il y a eu un partenariat qui a été fait avec les services à la famille de Victoria en Colombie-Britannique, ainsi que Centraide et un centre multiculturel d’immigration. Ils ont vu la nécessité de faire un Centre spécialisé de la petite enfance axé sur le trauma , explique-t-elle.

Kristal LeBlanc.

Kristal LeBlanc, directrice du Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour, souhaite que la nouvelle garderie ouvre ses portes d'ici 18 mois.

Photo : CBC / Shane Magee

Il est même possible que la garderie du Nouveau-Brunswick ouvre ses portes avant celle de Victoria, précise Kristal LeBlanc, puisque le Centre possède déjà les locaux nécessaires à Shediac, contrairement au futur centre The Little Phoenix de la Colombie-Britannique qui doit encore être construit.

En raison des autorisations nécessaires du ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance et de la formation à offrir aux éducatrices, il faudra encore de 12 à 18 mois avant que la garderie ne voie le jour, précise Kristal LeBlanc.

Des enfants avec des besoins uniques

L’idée de la garderie a germé en raison du changement de clientèle vue au Centre de ressources et de crises familiales depuis le début de la pandémie.

Depuis la pandémie, on a vu une augmentation de 30 % de femmes qui viennent chercher de l’aide. [...] Là j’ai plein de mamans avec de jeunes enfants et elles ne peuvent pas participer à leur pleine capacité dans leur programme parce qu’elles ne peuvent pas venir à leur groupe ou faire des thérapies.

Selon Kristal LeBlanc, les enfants qui ont vécu des traumatismes ont des besoins particuliers dont il faut tenir compte. Par exemple, au niveau de leur environnement, le choix de couleur ou de mobilier de la garderie sera fait pour éviter les déclencheurs potentiels chez les enfants. Il pourrait aussi s'agir d’intégrer l’art-thérapie au curriculum.

Des enfants jouent avec des blocs colorés.

Les couleurs des murs et le choix de mobilier tiendront compte des besoins des enfants.

Photo : Katerina Georgieva/CBC

De plus, une équipe de soutien sera disponible en tout temps pour aider les petits et les éducatrices seront formées pour les accompagner. Leur formation sera basée sur un programme australien, explique Mme LeBlanc.

Un enfant qui a été témoin de la violence conjugale, un enfant victime d’abus physiques, émotionnels, sexuels, ça cause un impact à long terme. Et c’est vraiment un âge critique pour venir faire une différence, changer la manière dont ils voient l’environnement extérieur, croit Kristal LeBlanc.

Un enfant qui est habitué d’avoir des portes qui [claquent], des cris dans la maison, quand ils sont dans l’environnement à l’extérieur et qu’ils entendent la même chose, leur niveau de cortisol va vraiment augmenter au maximum, car leur cerveau leur dit qu’ils sont en danger.

Une citation de :Kristal LeBlanc, directrice générale du Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour

La garderie aura pour but d’aider les enfants à commencer l’école sur le même pied d’égalité que les autres.

Comment peut-on donner une chance à l’enfant d’avoir une vie normale dans le milieu scolaire quand il commence la maternelle ou la première année ou même dans sa vie d’adulte? Comment on va les soutenir pour avoir des relations saines dans le futur?, sont des préoccupations auxquelles la nouvelle garderie pourra répondre.

Outre la garderie, le Centre de ressources et de crises familiales Beauséjour espère offrir un service de garde après classe et des camps pendant la relâche et les vacances estivales.

Afin de financer le projet, une campagne de financement est en cours. Le Centre espère amasser 125 000 $. Une somme de 70 000 $ a déjà été recueillie. Une course virtuelle est organisée en juillet pour appuyer la campagne.

Avec les informations de l'émission La Matinale d'ICI Acadie

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