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Bientôt la fin de la quarantaine à l'hôtel pour les Canadiens pleinement vaccinés

Les voyageurs canadiens doublement vaccinés devront passer un test avant l'embarquement, puis en arrivant au pays, avant de s'isoler chez eux en attendant le résultat.

Un homme ouvre les rideaux de sa chambre d'hôtel après le coucher du soleil.

À l'heure actuelle, les voyageurs qui arrivent au Canada par la voie des airs sont obligés de passer un test de dépistage de COVID-19 et de séjourner à leurs frais pendant trois jours à l'hôtel en attendant les résultats.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

Les Canadiens vaccinés avec deux doses, revenant de l'étranger par avion, n'auront plus à faire de quarantaine obligatoire à l'hôtel. L'annonce, pressentie depuis plusieurs jours, a été faite par le gouvernement fédéral mercredi.

La mesure devrait entrer en vigueur dans la première semaine de juillet, mais aucune date n'a été précisée. Des détails devraient être divulgués dans les prochains jours.

Cet assouplissement devrait aussi viser les Canadiens qui n'ont eu qu'une dose de vaccin contre la COVID-19, tout en ayant une preuve d'infection. Cette dose, qui assure une vaccination adéquate, devra être reçue au moins 14 jours avant le voyage, afin de bénéficier des allégements promis par Ottawa.

Seules les personnes qui ont été immunisées par un des quatre vaccins homologués par Santé Canada pourront par ailleurs échapper au séjour obligatoire de trois nuits dans un hôtel reconnu par la santé publique, instauré en février, pour se placer en quarantaine, à savoir Pfizer, Moderna, AstraZeneca et Johnson & Johnson.

Si les touristes étrangers ne sont pas concernés – la frontière canadienne reste toujours fermée –, toute personne présentement autorisée à entrer au pays pourra soumettre une preuve de vaccination pour éviter la quarantaine à l'hôtel, a précisé à Radio-Canada le cabinet de la ministre de la Santé, Patty Hajdu.

Outre les citoyens canadiens et les résidents permanents, cette liste mentionne également (Nouvelle fenêtre), à l'heure actuelle et sous certaines conditions, les étudiants étrangers, les travailleurs étrangers temporaires ou encore les membres de la famille immédiate d'un citoyen ou d'un résident permanent, comme un conjoint étranger, un enfant ou un parent.

Un voyageur aérien arrive à l'aéroport avec ses valises sur un chariot.

La période de quarantaine sera réduite début juillet pour les voyageurs aériens autorisés à venir au Canada, à partir du mois de juillet.

Photo : La Presse canadienne

Une quarantaine fortement réduite, mais pas pour tous

Le gouvernement Trudeau a également décidé, comme le recommandait un comité fédéral fin mai, de raccourcir la période de quarantaine pour les personnes pleinement vaccinées, autorisées à entrer au Canada.

Ces voyageurs devront se soumettre à un test de dépistage avant l'embarquement. Ils devront en réaliser un autre en arrivant au pays et s'isoler chez eux, jusqu'à l'obtention d'un résultat négatif.

En revanche, de tels allégements ne s'appliqueront pas aux personnes ayant eu une ou aucune dose de vaccin. Celles-ci devront toujours se soumettre à l'hôtel obligatoire – 3 jours – et une quarantaine de 14 jours.

S'il ne s'interdit pas de revoir ces mesures dans les semaines à venir, avec par exemple un isolement raccourci pour les personnes avec une seule dose, le gouvernement Trudeau souhaite avant tout convaincre les Canadiens d'avoir deux doses de vaccin.

Le décret actuel, rendant le séjour à l'hôtel obligatoire au retour au pays, arrive à échéance le 21 juin. Il devrait être renouvelé avec la mention des ajustements annoncés.

Et les enfants?

De nombreux détails restent à ajuster, a-t-on indiqué à Radio-Canada, notamment concernant les mineurs et particulièrement les enfants de moins de 12 ans, qui ne sont pas en âge d'être vaccinés. Ces derniers, s'ils voyagent avec des parents pleinement vaccinés, éviteront l'hôtel obligatoire, mais devraient effectuer un isolement de 14 jours.

Une preuve de vaccination à venir

Le gouvernement fédéral dit également travailler à l'élaboration d'une preuve de vaccination, mais celle-ci ne devrait pas être prête début juillet. Une mesure de transition est prévue à cet effet.

Nous sommes en train, littéralement dans les prochains jours, de déterminer avec l'Agence des services frontaliers, avec le ministre de l'Immigration et de la Citoyenneté, qui est responsable des passeports, ce genre de détail technique, a déclaré mercredi le ministre des Affaires intergouvernementales Dominic LeBlanc.

Nous aurons avec les agents des services frontaliers toutes les mesures nécessaires pour assurer des mesures transitoires jusqu'à ce que la preuve de vaccination nationale soit prête.

Une citation de :Dominic LeBlanc, ministre des Affaires intergouvernementales
Le ministre LeBlanc est assis à une table, derrière un micro. Derrière lui se trouvent des drapeaux du Canada.

Des allègements pour les Canadiens qui rentrent au pays

Photo : La Presse canadienne / Justin Tang

Alors que plusieurs pays, en Union européenne notamment, ont rouvert leurs frontières aux visiteurs étrangers, le ministre LeBlanc a rappelé que le gouvernement fédéral est en train de développer un passeport vaccinal pour tous les Canadiens qui voudront à nouveau voyager.

Nous allons continuer de suivre la situation et ces changements ne seront faits que si le nombre de cas continue à baisser et que la campagne de vaccination continue de bien aller, a-t-il prévenu.

Tout changement additionnel dans le cadre de la prochaine phase sera fait sur la base de données au pays et de la situation à travers le monde et en consultation, encore une fois, avec les provinces et les territoires, a-t-il ajouté.

Un plan par étapes

Si ces annonces ont laissé sur leur faim l'industrie touristique canadienne et le milieu des affaires, Ottawa assure également plancher sur une stratégie graduelle de réouverture de la frontière canadienne, notamment celle avec les États-Unis, fermée jusqu'au 21 juin.

Aux États-Unis, les pressions s'accentuent par exemple sur l'administration Biden pour une levée de ces barrières.

La ministre de la Santé Patty Hajdu dit comprendre que les entreprises aient besoin de garanties pour pouvoir investir et planifier à long terme. Or, elle ne veut pas s'engager à leur fournir de calendrier.

Il est préférable en ce moment de prendre notre temps et d'agir avec précaution [...] d'être prévoyant dans notre approche afin d'avoir un succès durable, a déclaré la ministre.

La ministre écoute une question lors d'une conférence de presse, assise devant des drapeaux canadiens.

Patty Hajdu, ministre fédérale de la Santé, en conférence de presse.

Photo : La Presse canadienne / David Kawai

Pour le gouvernement Trudeau, sa principale contrainte dans ce dossier de la réouverture de la frontière consiste à convaincre l'ensemble des territoires et des provinces. Entre l'est et l'ouest du pays, les avis divergent.

La Colombie-Britannique et l'Alberta plaident pour une réouverture rapide. Alors que le Québec et surtout l'Ontario sont plus prudents. Or, à l'aube d'une prochaine élection fédérale, Ottawa souhaite obtenir un consensus et les discussions se poursuivent.

Des millions de doses de vaccin

Par ailleurs, la ministre des Services publics et de l'Approvisionnement, Anita Anand, a indiqué que le Canada est prêt à recevoir 55 millions de doses de vaccins d'ici la fin du mois juillet. Pour être clair, il s'agit du nombre minimal de doses qu'on devrait recevoir au cours de cette période, a précisé la ministre.

Elle a aussi indiqué que le Canada recevra 7 millions de doses du vaccin de Moderna d'ici la fin du mois de juin.

Près de 70 % des Canadiens ont reçu leur première dose de vaccin contre la COVID-19 jusqu'à maintenant, a de son côté fait remarquer la ministre de la Santé Patty Hajdu.

Pour sa part, l'administrateur adjoint de l'Agence de la santé publique, le Dr Howard Njoo, a soutenu que les statistiques concernant la crise sanitaire sont très encourageantes.

À l'échelle nationale, tous les indicateurs de transmission de la COVID-19 et de la gravité de cas continuent de baisser. Cette semaine, la moyenne sur sept jours du nombre de cas signalés est passée sous la barre de 1800 par jour pour la première fois depuis automne 2020, a-t-il souligné.

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