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Procès de François Asselin : la présentation de la preuve est maintenant terminée

François Asselin dans une voiture de police.

François Asselin à son arrivée au palais de justice.

Photo : Radio-Canada

La contre-preuve du ministère de la Justice est terminée au procès de François Asselin, accusé des meurtres non prémédités de son père et d'un collègue de travail. Le sort de l’accusé est maintenant entre les mains des membres du jury.

Ils doivent déterminer si l'accusé était non criminellement responsable de ses gestes au moment des crimes, ce que prétend la défense.

Le jury ne sera toutefois pas séquestré pour délibérer avant encore quelques jours, le temps de réaliser une procédure frappée d'une ordonnance de non-publication et de laisser le temps aux deux parties de préparer leurs plaidoiries.

La couronne et la défense auront l'occasion de s'adresser une dernière fois aux jurés durant quelques heures afin de leur rappeler les éléments clés de leurs preuves. Ils vont tenter de les convaincre une dernière fois de leur thèse respective. Les jurés recevront ensuite les directives finales de la juge et se retireront pour débattre de la question.

Le dernier témoin entendu dans ce procès mardi a été le psychiatre légiste, le Dr Sylvain Faucher, qui a constaté des idées délirantes chez l'accusé. Il demeure toutefois convaincu qu'il ne souffre pas d'un trouble psychotique.

L'absence d'autres critères qui définissent la schizophrénie vient selon l’expert établir clairement que François Asselin pourrait avoir eu des illusions et manifesté de fausses reconnaissances, mais n'a pas selon lui eu d'hallucination psychotique.

Au cours des dernières journées du procès, la défense souhaitait démontrer que la schizophrénie aurait entraîné François Asselin dans cet excès de violence.

Un schizophrène peut donner un coup de poing parce qu'il est délirant, mais il peut aussi donner un coup de poing à quelqu'un parce qu'il ne lui aime simplement pas la face... et ça n'a rien à voir avec la maladie, a illustré le Dr Faucher, affirmant donc que la corrélation entre ses gestes et ce possible diagnostic émis par l'expert de la défense n'est pas un automatisme.

Selon l’expert, il arrive plus souvent que les schizophrènes soient victimes de violence. Ils n’initient généralement pas les attaques.

Si François Asselin a vécu un épisode psychotique le jour des meurtres, il s'agit à son avis d'une psychose toxique: un bref épisode provoqué par l'abus d'alcool et de drogues.

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