•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Incompréhension par rapport au maintien de la frontière fermée entre le Québec et l’Ontario

Un policier, sorti de son véhicule, fait signe à un automobiliste.

Des barrages policiers entre Ottawa et Gatineau peuvent encore être dressés. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Hugo Belanger

Radio-Canada

D’un côté comme de l’autre de la rivière des Outaouais, plusieurs s’expliquent mal pourquoi la date de réouverture de la frontière interprovinciale n’est pas encore connue, même si le déconfinement sera bientôt amorcé en Ontario, et qu’il est entamé au Québec.

Je pense qu’il peut y avoir une observation des mesures sanitaires, tout en ne nous empêchant pas de nous rendre de l’autre côté, a dit en entrevue Claudine Fortin, une résidente d’Ottawa qui se prépare à déménager à Gatineau, où elle a fait l’achat d’une propriété.

La première étape du plan de déconfinement du gouvernement de Doug Ford entrera en vigueur à la fin de la semaine, soit plus tôt que prévu, comme Queen’s Park l’a annoncé lundi. Les assouplissements permettront, entre autres, aux terrasses des restaurants d’ouvrir.

Mme Fortin estime que tant les Ottaviens que les Gatinois font preuve de respect des mesures sanitaires, telles que le port du masque, et qu’ils devraient pouvoir retrouver leurs proches qui habitent de l’autre côté de la rivière tout en mettant en application les règles de distanciation physique.

On veut pouvoir aller au camping. On veut aller dans le parc de la Gatineau, sortir un peu, mais on se trouve à être confinés de notre côté du pont, a-t-elle ajouté, mentionnant qu’elle souhaiterait aussi se rendre à la maison dont elle a fait l’acquisition.

Le conseiller municipal du quartier Rideau-Vanier, Mathieu Fleury, croit que la fermeture de la frontière aux passages non essentiels n’est pas justifiée depuis le début.

En entrevue, l’élu ottavien a dit comprendre les motivations derrière ces décisions provinciales, mais il a expliqué qu’il doutait de l’efficacité d’une telle mesure.

Je ne vois pas l'intérêt ou la cohérence parce qu'ils n’ont pas démontré la transmission et sa réduction, a-t-il soutenu.

À son avis, les gouvernements gagneraient plus à se concentrer sur l’arrimage entre ce qu’il est permis ou non de faire au Québec et en Ontario.

Dès qu'il y a des points d'interaction, on est bien mieux de mettre l'accent sur les mesures entourant ce qui est ouvert ou fermé, ainsi que d’avoir une cohérence, au lieu de mettre l'accent sur la plaque d’un véhicule.

Une citation de :Mathieu Fleury, conseiller municipal d'Ottawa
Mathieu Fleury est debout au milieu d'un couloir.

Mathieu Fleury, conseiller municipal de Rideau-Vanier (archives)

Photo : Radio-Canada

Du côté de Tourisme Ottawa, on a souligné que Gatineau et Ottawa forment une seule et même région. On est une plus belle destination quand la barrière est enlevée et qu’on peut faire nos visites au Québec et en Ontario, a résumé Catherine Callary, vice-présidente au développement de la destination pour l’organisation.

Mme Callary a bon espoir que la fermeture de la frontière interprovinciale sera levée le 16 juin, soit la date d’échéance prévue du décret interdisant les passages non essentiels.

Le décret pourrait toutefois être reconduit au-delà de cette date. La décision n’a pas encore été communiquée publiquement par le gouvernement de Doug Ford.

Il pourrait continuer à être prolongé pour des périodes de 14 jours par le lieutenant-gouverneur en conseil. Nous communiquerons avec le public avant son échéance, s’est contenté de déclarer, lundi, un porte-parole de la solliciteuse générale de l’Ontario, par courriel.

Le gouvernement du Québec devra aussi déterminer ce qu’il compte autoriser, au courant de l’été, en ce qui a trait aux voyageurs ontariens. Pour le maire de Montebello, Martin Deschênes, il est clair que les Ontariens devraient être traités comme les visiteurs venus d’autres régions du Québec, que ce soit des Laurentides ou de Lanaudière.

Si on décide d’ouvrir les frontières interrégionales pour attirer le tourisme, il faut continuer avec l’Ontario de la même façon. Il faut accepter les Ontariens dans nos villages. Les commerçants en ont besoin, a dit le maire de la municipalité frontalière, située du côté du Québec.

Le gouvernement du Québec doit ouvrir les régions et inclure l’Ontario comme une région externe qui est acceptée dans nos villages.

Une citation de :Martin Deschênes, maire de Montebello
Un homme portant des lunettes et affichant un sourire regarde la caméra.

Le maire de Montebello, Martin Deschênes (archives)

Photo : Capture d'écran - Radio-Canada

Dans la région d’Ottawa et de Gatineau, certains entrepreneurs dépendent des déplacements entre les deux rives pour bénéficier d'une clientèle. C’est le cas d’Au feel de l’eau, qui offre un service de taxi nautique effectuant des trajets sur la rivière des Outaouais.

Le Musée canadien de l’histoire, il est ouvert, maintenant. Les gens sont juste en face et ils ne peuvent pas y aller, a illustré le copropriétaire, Jean-Marc Hénot.

La mise en application du décret interdisant les passages non essentiels par la frontière interprovinciale devrait coûter 850 000 $ au Service de police d’Ottawa, a indiqué le corps policier. Le gouvernement de l’Ontario entend rembourser la facture.

Du côté du Service de police de la Ville de Gatineau, le service des communications n’a pas été en mesure de fournir une estimation des coûts mardi.

Avec les informations d’Antoine Trépanier, de Mama Afou et de Jérémie Bergeron

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !