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Un registre citoyen pour freiner la flambée des loyers

Une femme et deux enfants montent un escalier derrière une pancarte de logement à louer.

Selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement, à la fin de l’année 2020, le taux de vacance des logements était de 2,7 % à Montréal (archives).

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Au moment où le débat sur l’existence d’une crise du logement fait rage au Québec, un organisme à but non lucratif a décidé de mettre son expertise dans les données ouvertes au service des locataires. La Base lance mercredi un registre public et citoyen des loyers qui permet de connaître le montant payé par le locataire précédent.

L’initiative vise à contrer la flambée des prix des loyers en misant sur la transparence et le partage des informations. Les locataires de tout le Québec sont invités à visiter le site registredesloyers.quebec afin d’y partager les données sur leur loyer.

 Autrefois, la tradition était de laisser son bail dans une armoire en quittant son logement. L’information se passait d’un locataire à un autre. Aujourd’hui, c’est par la technologie qu’on peut se partager l’info et créer des locataires avertis , explique le directeur de La Base, Adam Mongrain.

Capture d'écran montrant l'interface de la plateforme registredesloyers.quebec.

En un clic, il sera possible de connaître le montant du loyer payé par le locataire précédent.

Photo : Radio-Canada

Plus les locataires seront nombreux à partager les informations de leur loyer sur le registre, plus ce dernier contribuera à protéger l’accès aux logements abordables et à prévenir l’aggravation de la crise, fait valoir l’organisme.

Corriger les lacunes

M. Mongrain soutient que le système actuel, qui repose essentiellement sur la bonne foi des propriétaires et la confiance des locataires, ne permet pas de s’assurer que le prix du loyer demandé respecte la hausse maximale fixée par le Tribunal administratif du logement.

Citant les données compilées par l'Observatoire Grand Montréal, il rappelle que le coût moyen des loyers inoccupés dans la métropole québécoise est passé de 910 $ en 2019 à 1198 $ en 2020, un bond de 31,6 %.

 Le montant moyen demandé pour un logement au Québec dépasse largement les limites raisonnables prévues par la loi. Maintenir la confiance entre les locataires et les propriétaires passe par un outil de transparence pour corriger les lacunes de surveillance du marché locatif et décourager les hausses abusives , insiste Adam Mongrain.

Le partage des informations sur la plateforme registredesloyers.quebec est gratuit. L’organisme La Base assure que les données sur les loyers seront anonymisées et ne pourront être réutilisées à des fins commerciales.

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