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Conséquences moins importantes que prévu de la pandémie sur les finances de Gatineau

Maxime Pedneaud-Jobin répond aux questions d'un animateur devant le musée de l'histoire à Gatineau.

Le maire Maxime Pedneaud-Jobin entend présenter, cet été, un plan de relance à cet effet. (archives)

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les conséquences de la pandémie de COVID-19 sur les finances de la Ville de Gatineau sont moins importantes que prévu, a-t-on appris mardi lors de la présentation des états financiers de l’année 2020. La Ville a terminé l'année avec un surplus net de plus de 25 millions de dollars.

Ce surplus important s'explique surtout par une hausse marquée des revenus tirés des droits de mutation, c’est-à-dire les taxes perçues par la Ville à l’achat d’une propriété. En 2020, les droits de mutation ont rapporté 11,6 millions de dollars de plus que ce qui était anticipé.

Les derniers mois de 2020 ont connu la plus forte hausse des dernières années, a dévoilé la Ville, qui a vu son nombre de transactions, entre septembre et décembre, s'établir à 5623, ce qui équivaut à six millions de dollars de transactions importantes.

La Ville a reçu une aide d'urgence des gouvernements provincial et fédéral pour faire face aux conséquences de la crise sanitaire. Sans cette aide, Gatineau se serait retrouvée avec un manque à gagner de quatre millions. De cette aide, il reste 25 millions, une somme que le maire Pedneaud-Jobin propose de consacrer à un plan de relance et à couvrir les pertes de la Société de transport de l’Outaouais (STO).

M. Pedneaud-Jobin entend présenter, cet été, un plan de relance à cet effet. C’est un surplus qui est considérable, mais il faut rester prudent. Les impacts pourraient demeurer gros, tant pour la STO que pour la communauté.

La conseillère de Pointe-Gatineau et présidente de la STO, Myriam Nadeau, précise que la Société est en train de travailler à ses projections. Elle précise que la troisième vague de COVID-19, qui s’est traduite par un confinement qui s’est intensifié en Outaouais, a empêché la STO de reprendre son élan. En avril, le taux d’achalandage était à 21 % de celui, pour la même période de l’année, de 2019, dit-elle.

Le retour à l’achalandage pour rattraper ce qu’on avait avant la pandémie ne se compte pas en mois, mais bien en années. On va avoir une meilleure idée à l’automne, avec la rentrée.

Myriam Nadeau lors du lancement de la 9e édition du défi sans auto solo, à l'extérieur.

La conseillère municipale de Gatineau et présidente de la STO, Myriam Nadeau (archives)

Photo : Radio-Canada

Elle ajoute que la STO a fait ses devoirs, notamment en réduisant ses budgets de 12 millions et qu’elle présenterait ses projections budgétaires prochainement à l’exécutif.

C’est très pertinent d’être précautionneux avec la réserve que nous avons. Si la STO fait des déficits, ce sera à la Ville d’assumer ces frais-là.

Une citation de :Myriam Nadeau, conseillère de Pointe-Gatineau et présidente de la STO

En novembre 2020, la Ville avait estimé les répercussions financières de la pandémie, pour l’année en cours, à 17 millions de dollars. En réalité, les conséquences ont été moindres, avec un effet financier réel de 13,8 millions de dollars.

Pour l’année 2020, le budget de la Ville, soit 651,8 millions, a été décrit comme étant équilibré et responsable, a dit le président du comité de vérification, Mike Duggan.

Avec les informations de Nathalie Tremblay

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