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Le type de protéines consommées influe sur la prise de poids

Une table montrant une grande variété d'aliments comme des fruits, des légumes, du fromage, du pain, des œufs, des légumineuses, de la viande et des noix.

Le type de protéines consommées a aussi des effets sur la prise de poids.

Photo : iStock

Radio-Canada

Il n’y a pas que les gras et les sucres qui influent sur la prise de poids. Une étude internationale, dirigée par des scientifiques de l’Université Laval, montre que le type de protéines consommées a également des effets sur la prise de poids, mais aussi sur la résistance à l’insuline et les maladies métaboliques qui en découlent.

Les interventions nutritionnelles visant à prévenir ou à contrer l’obésité et le diabète de type 2 ne devraient donc pas se concentrer uniquement sur les gras et les sucres, affirment les chercheurs dans un communiqué publié par l’université québécoise.

Le Pr André Marette et ses collègues ont fait la démonstration du rôle du type de protéines consommées chez des groupes de souris soumises à des diètes riches en sucre et en gras, mais dont la composition en protéines différait.

Dans ces travaux, la moitié des rongeurs a reçu une moulée contenant une seule protéine, la caséine. Les autres souris ont reçu une moulée dont la composition était calquée sur la diète nord-américaine. Elle contenait des protéines de riz, de soya, de pois, de bœuf, de poulet, de porc, de lait, d’œufs et de poisson.

Les chercheurs ont constaté que, après 11 semaines, les souris qui recevaient la moulée contenant le mélange de protéines avaient pris 15 % plus de poids que celles dont la moulée ne contenait que la caséine.

Ce gain de poids provenait principalement d’une augmentation des réserves de graisse. Ces souris avaient aussi plus de difficulté à maintenir leur taux de glucose sanguin à l’intérieur des valeurs normales, notent les auteurs dont les travaux sont publiés dans la revue Nature Communications (Nouvelle fenêtre) (en anglais).

Repères

  • À l’échelle mondiale, le nombre de cas d’obésité a pratiquement triplé depuis 1975.
  • Plus de 1,9 milliard d’adultes étaient en surpoids en 2016. Sur ce total, plus de 650 millions étaient obèses.
  • Le surpoids et l’obésité sont des facteurs de risque pour plusieurs maladies chroniques comme le diabète, les maladies cardio-vasculaires et le cancer.
  • Pas moins de 2,8 millions de personnes au moins meurent chaque année du fait de leur surpoids ou de leur obésité.

(Données de l’Organisation mondiale de la santé)

Le microbiote intestinal

Les chercheurs pensent que les répercussions métaboliques de la diète contenant le mélange de protéines sont attribuables au microbiote intestinal, puisqu’ils ont constaté une reconfiguration dans l’abondance des espèces de bactéries présentes dans l’intestin.

Une augmentation de la production de deux molécules qui proviennent de la fermentation des protéines a également été observée, note le Pr Marette. Ces molécules, appelées isovalérate et isobutyrate, entraînent la résistance à l’insuline au niveau du foie.

Ces nouvelles connaissances laissent à penser que la nature des protéines présentes dans l’alimentation peut avoir des répercussions rapides et importantes sur le microbiote intestinal et sur les molécules qu’il produit, estime le Pr Marette. Les interventions nutritionnelles qui visent une perte de poids devraient en tenir compte.

En outre, ces travaux montrent que la caséine, une protéine laitière, est bénéfique comparativement à l'ensemble des protéines alimentaires, ajoute André Marette.

L’équipe québécoise veut maintenant comparer des protéines provenant de la viande rouge et du poisson ainsi que des protéines végétales. Leur objectif est de déterminer lesquelles sont à privilégier ou à éviter, particulièrement lorsque la diète est déjà riche en gras et en sucre et qu’elle favorise l’obésité.

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