•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le vélo croît en popularité au Québec, surtout chez les 65 ans et plus

En 2020, les ventes de vélos, de vêtements et d'accessoires ont fait faire des affaires d'or aux détaillants.

Les roues d'un vélo sur la chaussée.

Au Québec, 4,5 millions de personnes font du vélo, en majorité des hommes et, de plus en plus, des personnes de 65 ans et plus.

Photo : Radio-Canada/Simon-Marc Charron

Radio-Canada

Vélo Québec rapporte que 4,5 millions de Québécois font du vélo, soit 250 000 personnes de plus qu'en 2015. Sexagénaires et septuagénaires sont parmi les adeptes : en 2020, 34 % des cyclistes étaient dans ce groupe d'âge, contre 12 % en 1995, selon l'enquête faite sur l'usage du vélo dans la province.

Cette enquête effectuée tous les cinq ans, et dont Vélo Québec a dévoilé les grandes lignes mardi, en est à sa sixième publication.

Elle révèle que la popularité du vélo ne cesse de croître au Québec. Et même si la pandémie de coronavirus a confiné une bonne partie de la population à la maison, un nombre appréciable de personnes a découvert ce mode de transport et de loisir.

L'année 2020 a d'ailleurs été marquée par un engouement pour le vélo (y compris le vélo électrique), les Québécois en ayant acheté pas moins de 950 000.

Cette frénésie a fait faire des affaires d'or aux détaillants, qui ont réalisé des ventes de 565 millions de dollars non seulement en vélos, mais en vêtements et accessoires liés à cette activité. Du jamais-vu, selon Vélo Québec, qui affirme qu'en comparaison les Québécois achetaient environ 600 000 vélos par année, depuis 2000.

L'enquête L’état du vélo au Québec en 2020 révèle qu'un peu plus de la moitié (56 %) des cyclistes québécois sont des hommes et 44 % sont des femmes. Des 4,5 millions de personnes qui enfourchent un vélo, on compte 1,1 million d'enfants.

Marc Jolicoeur, directeur de la recherche à Vélo Québec, affirme que 2,7 millions de personnes font du vélo toutes les semaines au Québec durant la saison, de mai à septembre inclusivement.

De tous les groupes d'âge, c'est celui des 65 à 74 ans qui compte le plus de nouveaux adeptes; en proportion, ils sont pratiquement trois fois plus nombreux qu'il y a 25 ans.

Entre 1995 et 2020, chez les 55 ans et plus, le pourcentage de cyclistes a presque doublé, passant de 23 % à 42 %.

Selon Vélo Québec, les cyclistes québécois roulent en moyenne 3,3 heures par semaine, c'est-à-dire qu'ils parcourent une distance d'environ 44 km.

Un réseau cyclable qui a pris de l'expansion

Un peu plus de la moitié de tous les déplacements à vélo (52 %) sont faits sur des voies cyclables. De plus, 9 % des déplacements sont faits sur des sentiers de vélo de montagne; une activité qui remporte la faveur d'un nombre grandissant de Québécois.

Des cyclistes sur une route en pleine campagne.

Des cyclistes empruntent la Route verte, considérée comme étant le plus vaste itinéraire cyclable en Amérique du Nord, avec plus de 5300 km de pistes.

Photo : Vélo-Québec / Nicolas Audet

Le réseau cyclable a été multiplié par 5 depuis 1995 au Québec. On a maintenant 10 600 km de voies cyclables.

S'il y a des augmentations de cyclistes, c'est en partie parce qu'on a des environnements de plus en plus favorables pour faire du vélo.

Une citation de :Marc Jolicoeur, directeur de la recherche à Vélo Québec

Pour se rendre au boulot ou à l'école, 2,1 millions de Québécois utilisent leur vélo et cette tendance est en croissance.

Les enquêtes origine-destination portant sur la période 2013-2018 révèlent que de tous les déplacements, 17 % ont été faits à vélo. Selon Vélo Québec, ce pourcentage va augmenter, selon ce que les compteurs automatiques révèlent déjà.

La bicyclette en ville

Faire du vélo en ville est de plus en plus aisé, surtout quand il s'agit de faire des trajets d'en moyenne 5 km, dit M. Jolicoeur, qui cite en exemple l’arrondissement montréalais du Plateau-Mont-Royal. Dans ce quartier très central, 13 % des déplacements se font à vélo. Dans les autres arrondissements, cette proportion est de 5 %.

Inauguré en novembre dernier, le Réseau Express Vélo (REV) sur la rue Saint-Denis traverse l'île de Montréal du nord au sud sur une piste cyclable de 9 kilomètres.

Selon M. Jolicoeur, l'avènement du REV a permis à Montréal de rattraper le retard qu'elle avait enregistré en matière d'aménagement de voies cyclables.

Et ce, par rapport à des villes comme Longueuil et Laval, cette dernière ayant presque fait figure de pionnière dans le domaine, note-t-il. Laval a en effet aménagé des pistes unidirectionnelles de part et d'autre de la chaussée sur près d'une dizaine de boulevards.

L'apaisement de la circulation à Montréal sur 540 km de rues s'est fait par l'aménagement d'avancées de trottoir et de dos d'âne allongés, histoire de rendre la pratique du vélo plus sécuritaire.

Moins d'accidents

Mais des accidents se produisent encore. Lundi soir, par exemple, une collision s'est produite dans l'arrondissement Ville-Marie entre deux cyclistes, les blessant tous deux.

Pour l'ensemble de la province, les données recueillies entre 2015 et 2020 permettent toutefois à Vélo Québec de rapporter une diminution de 34 % du nombre de cyclistes ayant été blessés dans des collisions avec des véhicules.

Deux vélos par terre à une intersection, en présence de policiers.

Une collision à une intersection du centre-ville de Montréal a entraîné des blessures pour deux cyclistes, le 7 juin 2021.

Photo : Radio-Canada / Kolya Hubacek-Guilbault

Pour Marc Jolicoeur, l'aménagement de la circulation en milieu urbain diminue les risques de collision de même que la gravité des dommages. Et ça, c'est vrai pour les piétons, les cyclistes et les automobilistes, dit-il.

À Montréal, la fréquentation de certaines pistes cyclables est telle que ces pistes arrivent à saturation, fait remarquer le président-directeur général de Vélo Québec, Jean-François Rheault. Le REV, un peu plus large, est à cet égard plus confortable et plus sécuritaire.

Depuis l'an 2000, on a plus que doublé le réseau cyclable, le parc automobile a augmenté de 51 %, le nombre de cyclistes a augmenté de presque 30 % et on a diminué de 62 % les blessés graves, dit-il.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !