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Le chien de soutien Kanak prend sa retraite

Un labrador brun chocolat

Kanak peut maintenant se reposer, après cinq ans de service à au Service de police de Sherbrooke.

Photo : Radio-Canada / Martin Bilodeau

Après cinq ans à aider de jeunes victimes de crimes sexuels, Kanak, le chien de soutien émotionnel du Service de police de Sherbrooke (SPS), part à la retraite.

Le labrador a été le premier chien policier au Québec affecté au soutien émotionnel des victimes. Au cours de ses années de service, il a effectué 429 interventions pour assurer divers types de soutien.

Il a été appelé à participer aux enquêtes impliquant des enfants ayant subi de la maltraitance physique ou psychologique ou une agression sexuelle. En plus de les accompagner lors de leur déposition ou d'entrevues, il était à leur côté tout au long du processus judiciaire.

Kanak regarde la caméra, assis sur un canapé.

Le labrador est le premier chien au Québec à avoir reçu une mission très particulière : devenir un chien de compassion.

Photo : Radio-Canada

Kanak était aussi présent avec les patrouilleurs lors d’événements traumatiques, ou pour faciliter les rapprochements avec la communauté.

C’était une présence réconfortante, soutient le porte-parole du SPS, Martin Carrier, qui ajoute que sa notoriété dépassait les frontières de l'Estrie.

« Kanak a fait le tour du monde. On recevait des messages de partout. »

— Une citation de  Martin Carrier, porte-parole du SPS

Un retour à la maison

Une évaluation approfondie effectuée au cours des dernières semaines avec l’équipe de la Fondation Mira, qui a collaboré au projet, a mené à la décision de mettre le chien à la retraite. Kanak aura toutefois un remplaçant, puisque le Service de police de Sherbrooke compte maintenir un chien de soutien émotionnel en service.

Plusieurs policiers ont eu Kanak comme collègue, soit Mélanie Bédard, Mario Raymond, Caroline Hamel, Vincent Fontaine et Anne-Renée Villeneuve. Le chien retournera toutefois vivre avec celle qui a proposé le projet en 2016, Mélanie Bédard.

Ma famille et moi sommes plus qu'heureux que Kanak revienne vivre à la maison et profiter de sa retraite grandement méritée. Il a permis d'apporter davantage d'humanité et de réconfort au processus judiciaire, explique Mélanie Bédard.

Un femme assise avec son chien

Kanak est retourné vivre avec celle qui a proposé le projet en 2016, Mélanie Bédard.

Photo : Radio-Canada / Martin Bilodeau

Elle rappelle que si Kanak a aidé des centaines d'enfants, plusieurs adultes ont aussi pu bénéficier de sa présence. Kanak apportait l'aide nécessaire pour qu'ils puissent gérer leurs émotions et sentiments, et qu'ils réussissent à dévoiler aux enquêteurs ce dont ils ont été victimes.

« Sans l'apaisement que Kanak leur apportait, ils parvenaient difficilement à le faire, à dévoiler ces événements. Kanak a été parfait dans son rôle de chien qui fait du bien. »

— Une citation de  Mélanie Bédard

Elle se réjouit que Kanak ait pu inspirer d'autres organismes à travers le Québec à se doter eux aussi d'un chien de soutien et à bonifier leurs interventions.

Je remercie le Service de police et Mira d'avoir cru à ce projet, ainsi qu'à la sergente-détective Caroline Hamel d'avoir pris le relais quelque temps. L'heure est venue pour nous de profiter de la vie, et souhaitons une très belle carrière au prochain chien qui prendra la relève, mentionne Mélanie Bédard.

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