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VIA Rail écarte l'idée d'un TGV à moins d'un changement de cap d'Ottawa

Un train de VIA Rail en mouvement à travers une zone boisée.

Archives

Photo : La Presse canadienne / Andrew Vaughan

La Presse canadienne

VIA Rail écarte « pour l'instant » la possibilité de construire un train à grande vitesse (TGV) qui relierait Montréal à Toronto ou à Québec, privilégiant la construction d'un train à grande fréquence (TGF) dans le corridor Québec-Windsor afin de desservir plus de municipalités comme Trois-Rivières.

Le TGF est le seul projet dans les cartons de VIA Rail et un TGV n'y sera pas avant 10, 15, 20 ans à moins que le gouvernement fédéral fasse un choix demain matin d'être le promoteur d'un autre projet, a insisté le porte-parole de la société d'État, Philippe Cannon, lors d'une mêlée de presse qui suivait lundi une allocution virtuelle de la présidente et chef de la direction de VIA Rail, Cynthia Garneau, devant un regroupement de gens d'affaires.

Avant de courir, il faut penser à marcher, a résumé M. Cannon en citant un commentaire qu'il a retenu d'une tournée en Atlantique. Il ajoute qu'en observant ce qu'il se fait en Europe, les deux pourraient un jour se conjuguer.

Bien que le trajet entre Montréal et Toronto prenne un peu plus de cinq heures en train contre une heure et trente minutes en avion, le porte-parole a affirmé que le rôle de VIA Rail n'est pas de compétitionner les compagnies aériennes entre les deux points et que tout compte fait, le train représente une offre intéressante pour beaucoup de voyageurs.

Lors de la vidéoconférence organisée devant le Cercle canadien de Montréal, Cynthia Garneau a expliqué que le TGF est le projet phare d'un plan qui comprend également le remplacement de la flotte dans le corridor le plus achalandé du réseau, la rénovation des trains actuels et la modernisation du système de réservation électronique.

VIA Rail compte améliorer les voies ferrées existantes et en bâtir de nouvelles afin de construire un réseau qui servira exclusivement au transport de passagers. Les trains pourront alors atteindre leur vitesse maximale de 177  km/h, alors qu'ils sont limités actuellement à 160 km/h en raison du partage des voies avec des trains de marchandises.

Dans la portion entre Montréal et Québec, le nouveau tracé passerait sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent et pourrait desservir Trois-Rivières. Il s'ajouterait à celui sur la rive sud qui compte des gares à Drummondville et Saint-Hyacinthe, a dit la grande patronne pour rassurer tout le monde.

Le transporteur ferroviaire dont le siège social est situé à Montréal estime avoir atteint en 2019 son plein potentiel de croissance et pouvoir ainsi attirer davantage de passagers et générer plus de revenus.

Les nouveaux wagons et locomotives, acquis au coût d'un milliard de dollars, devraient être mis à l'essai d'ici la fin de l'année et rouler avec des passagers à bord en 2022. Un appel d'offres important visant à moderniser les centres de maintenance de Montréal et Toronto est à être finalisé.

Une enveloppe de près de 500 millions de dollars a été allouée à VIA Rail dans le budget fédéral déposé en avril afin d'amorcer des travaux d'infrastructure pour améliorer la fluidité à certains endroits du réseau. La société d'État refuse pour le moment de dire comment elle dépensera cette somme.

VIA Rail a connu une année 2020 épouvantable d'abord avec les blocus ferroviaires, mais ce n'était rien en comparaison avec les conséquences de la pandémie qui a immédiatement suivi. Le nombre de passagers a été divisé par cinq par rapport à l'année historique de 2019, passant de 5,1 millions à 1,1 million.

Un texte de Michel Saba

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