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Un rapport de la Ville de Winnipeg favorable aux centres de consommation supervisée

Des seringues par terre.

Au moins un Manitobain est mort d'une surdose de drogue chaque jour en 2020.

Photo : La Presse canadienne / Jonathan Hayward

Radio-Canada

Un rapport favorable à l'ouverture de centres de consommation supervisée a été présenté lundi au Comité de la protection, des services communautaires et des parcs de la Ville de Winnipeg.

Les centres de consommation supervisée, ce sont des lieux qui permettent de prendre de la drogue dans un cadre sécuritaire, avec du matériel stérile et entouré de personnel médical qui peut réagir en cas de surdose, selon la directrice du Centre canadien de politiques alternatives pour le Manitoba, Molly McCracken.

Au Canada, il en existe déjà dans cinq provinces, dont l’Ontario et la Saskatchewan. Cependant au Manitoba, le premier ministre Brian Pallister a déjà exprimé à plusieurs reprises ses réticences.

La province favorise le traitement individualisé et la criminalisation. Mais nous savons que ces personnes vont consommer de la drogue, donc nous avons besoin d'une approche de réduction des risques, soutient Mme McCracken.

Ça peut permettre d'économiser de l'argent dans le domaine des soins de santé publique, dont la province est responsable, poursuit-elle.

Molly McCracken affirme que certains toxicomanes ont déjà créé des centres de consommation supervisée non officiels au Manitoba, par exemple dans des toilettes de restaurants surveillées par des employés.

Cependant, d’après elle, dans de véritables centres de consommation supervisée, les toxicomanes sont non seulement sous surveillance médicale, mais ils ont aussi accès à d’autres services.

Ils peuvent faire vérifier le contenu de leur drogue. Ils peuvent aussi avoir des produits de première nécessité comme de la nourriture et de l'eau. Et ils ont accès à des services comme des soins de santé et de santé mentale, fait-elle valoir.

Selon le rapport, le service de soins paramédicaux a reçu près de trois fois plus d'appels concernant la prise d’opioïdes en 2020 qu'au cours de l'année qui a précédé.

En moyenne, une personne au moins est morte chaque jour en raison d’une surdose de drogue dans la dernière année au Manitoba, selon des données du Bureau du médecin légiste en chef, dévoilées en avril.

De janvier à décembre 2020, 372 personnes ont perdu la vie à la suite d’une surdose dans la province, ce qui représente une hausse de 87 % par rapport à 2019

L’ouverture de centres de consommation supervisée sera à nouveau débattue par le comité municipal à l’automne prochain.

Avec les informations d’Alexia Bille

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