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La recherche des restes d’enfants près des pensionnats pourrait être compliquée

Des enfants autochtones sont assis à leur pupitre dans la salle de classe d'un pensionnat autochtone, à la fin des années 1930.

Il pourrait y avoir jusqu’à 6000 enfants autochtones disparus à travers la province, selon un professeur en archéologie de l'Université de la Saskatchewan. (archives)

Photo : Archives Deschâtelets

Radio-Canada

Les fouilles pour tenter de trouver les endroits où des enfants ont pu être enterrés sur les sites d'anciens pensionnats autochtones sont une opération complexe qui prendra du temps, estime Terrence Clark, professeur adjoint en archéologie à l'Université de la Saskatchewan.

Officiellement, 566 décès ont été enregistrés parmi les élèves des pensionnats de la Saskatchewan.

Or, Terrence Clark croit que ce chiffre pourrait être beaucoup plus important.

Bien qu'il y ait officiellement 4100 élèves portés disparus, le professeur en archéologie estime qu'il pourrait y avoir jusqu’à 6000 enfants non retrouvés.

Le chef de la Fédération des nations autochtones souveraines de la Saskatchewan (FSIN), Bobby Cameron, et le premier ministre, Scott Moe, ont demandé au gouvernement fédéral une aide financière pour fouiller les terrains de tous les anciens pensionnats de la province.

Or M. Clark explique que, avec le temps qui passe, certains sites sont devenus difficiles d’accès. Beaucoup de ces propriétés à travers le pays ont été vendues et sont maintenant des propriétés privées, dit-il.

Il explique par ailleurs que des bâtiments ont été construits sur des terrains d’anciens pensionnats, ce qui rend les recherches encore plus compliquées.

L’expérience du passé

Terrence Clark a déjà aidé la Première Nation Muskowekwan, au nord-est de Regina, à faire des recherches dans le cimetière d'un pensionnat où les restes de 35 enfants ont été retrouvés. Lors de cette opération, il avait utilisé un radar géologique qui envoie des ondes radio dans le sol afin de déterminer les matériaux ensevelis sans avoir besoin de creuser dans la terre.

Le professeur souligne que la technologie est souvent utilisée par les entreprises, mais que celle-ci ne permet pas toujours de faire un travail adéquat pour obtenir les données recherchées dans un cimetière.

Diverses organisations, telles que l’Association canadienne d’archéologie, travaillent en ce moment à établir un protocole pour effectuer ce type de recherche.

Malgré tout, M. Clark croit qu’il vaut mieux éviter de se précipiter afin de privilégier un travail de qualité.

Je crains que les Canadiens ne deviennent insensibles à cela.

Une citation de :Terrence Clark, professeur adjoint en archéologie à l'Université de la Saskatchewan

Même si le travail est très difficile, Terrence Clark estime que ces recherches sont importantes.

Avec les informations de David Shield

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