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Un meilleur accès aux services de santé mentale en milieu rural au Yukon

Karen Hogan marche en portant un masque et en tenant des documents dans ses mains.

La vérificatrice générale du Canada, Karen Hogan.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Dans un nouveau rapport (Nouvelle fenêtre), le Bureau du vérificateur général du Canada constate une évolution positive sur l’accès de la population rurale du Yukon aux services de santé mentale qui pourrait cependant être amélioré.

Le rapport déposé à l'Assemblée législative du Yukon est à mi-chemin d'un plan de 10 ans lancé par le territoire en 2016 pour améliorer ses services.

Dans l’ensemble, le ministère de la Santé et des Affaires sociales a réussi à améliorer l’accès aux services de santé mentale en milieu rural, indique le document.

Parmi les avancées majeures, la création de quatre centres de services pour le mieux-être mental et la lutte contre l’alcoolisme et la toxicomanie en 2018 à Dawson City, Carmacks, Haines Junction et Watson Lake, pour se rapprocher des communautés et étendre son offre de services hors de Whitehorse.

Si la vérificatrice générale salue ce pas en avant, Karen Hogan constate les difficultés que le ministère a eues pour recruter et maintenir le personnel en place dans ces centres. Elle invite à développer des politiques innovantes pour remédier à ce problème récurrent dans le Nord et les communautés rurales.

Selon le rapport, le manque de logements disponibles serait une des raisons expliquant ces difficultés.

S’adapter aux réalités culturelles

Certains membres des Premières Nations du Yukon nous ont indiqué que les services n’étaient pas, selon eux, respectueux de leur culture ni fidèles à celle‑ci

Une citation de :Extrait du rapport de la vérificatrice générale du Canada à l’Assemblée législative du Yukon

Le Bureau du vérificateur général appelle à ce que les services dans ces centres soient adaptés à la réalité culturelle, tout comme leur personnel qui devrait donc être sensibilisé à cette réalité pour favoriser le sentiment de sécurité culturelle. Une approche qui resterait purement clinique ne permettait pas de répondre aux attentes, dit le rapport.

C’est d’ailleurs l’analyse de l’efficacité des mesures mises en place qui est aussi pointée du doigt puisque le gouvernement n’aurait pas réalisé d’évaluation du rendement des services de santé mentale.

Sans ces données, Karen Hogan estime qu’il n’est pas possible de savoir si les mesures ont permis de répondre pleinement aux besoins de la population.

Le rapport se base sur une enquête menée entre le 5 mai 2016 et le 1er septembre 2020. La ministre de la Santé et des Affaires sociales, Tracy-Anne McPhee, a répondu que le gouvernement est conscient que plus de travail doit être fait même si le rapport est favorable dans l'ensemble.

Elle explique que depuis la fin de l’enquête, le travail a déjà commencé pour donner suite aux quatre recommandations et que la création des quatre centres marque une base solide et des fondations autour desquelles construire pour améliorer la santé mentale dans l'ensemble du territoire.

Selon le rapport, 20 % de la population yukonnaise souffriraient de troubles de santé mentale ou de toxicomanie.

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