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Grève de l'abattoir Exceldor : euthanasie de poulets et flambée des prix?

Deux poulets emballés sous plastique à l'épicerie

Le prix de la volaille pourrait augmenter dans certains commerces.

Radio-Canada

La grève des 600 employés de l'abattoir Exceldor, à Saint-Anselme, en cours depuis maintenant depuis deux semaines, pourrait avoir des impacts majeurs sur la chaîne d'approvisionnement de poulets de la province. C'est qu'on y transforme habituellement 1 million de poulets par semaine.

Une porte-parole de Sobeys/IGA estime que cette grève n'aura pas de répercussions directes sur le panier d'épicerie des consommateurs, puisque les épiciers peuvent compter sur d'autres fournisseurs. Selon elle, il n'y a pas de pénurie ou de hausse de prix à prévoir.

Cependant, les petits commerces pourraient ressentir davantage les effets de cette grève, puisque l'abattoir est un gros joueur dans l'industrie du poulet; on y transforme habituellement 1 million de volailles par semaine.

Il s'agit notamment du fournisseur principal de Patrick Morin, copropriétaire du Coq Rôti, à Sherbrooke. Celui-ci espère que le conflit se réglera rapidement pour éviter d'avoir à trouver un plan B.

Je devrais être correct pour les deux prochaines semaines, mais en espérant que le conflit va se régler chez Exceldor, souligne-t-il. Si le conflit perdure, je ne sais pas ce qui va se passer.

De son côté, Jonathan Lambert, copropriétaire de la Boucherie de l'Estrie, dans l'arrondissement de Fleurimont, explique que cela s'ajoute à l'explosion du prix de la viande rouge.

Cette semaine, il n'y a pas beaucoup d'impacts, souligne-t-il. Mais si on recule d'environ un mois, la viande est en augmentation de 30 à 35 %. C'est sûr que s'ils ne s'entendent pas, ça peut faire non pas une pénurie de viande, mais une augmentation des prix au cours des prochaines semaines.

Des milliers de poulets risquent l'euthanasie

Comme les poules continuent de pondre, et que les poussins arrivent à maturité, la grève de l'abattoir pourrait nécessiter l'euthanasie de 500 000 poulets, faute de place où les transformer.

Au delà des coûts, les Éleveurs de volailles du Québec jugent que c'est immoral.

Il n'y a pas de mot assez grand pour exprimer la tristesse qu'un éleveur peut vivre, quand il doit euthanasier ses poulets, déplore Pierre-Luc Leblanc, président de la Fédération des éleveurs de volailles du Québec. L'éleveur élève de la volaille dans un code de bonnes pratiques. On fait tout pour s'assurer que nos oiseaux soient traités le mieux possible à la ferme.

On fait tout pour s'assurer que nos oiseaux soient traités le mieux possible à la ferme. Les voir [se faire] euthanasier à la ferme, bien qu'on sait qu'ils vont mourir à l'abattoir... Au moins [dans ce temps-là]. c'est dans le but de servir la population.

Une citation de :Pierre-Luc Leblanc, président de Éleveurs de volailles du Québec

Les travailleurs d'Exceldor sont sans contrat de travail depuis juillet. Pour tenter de régler le conflit, le ministre du Travail a d'ailleurs nommé une médiatrice spéciale au dossier.

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