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Julie Dufour et sept autres conseillers réclament des investissements de Rio Tinto

Julie Dufour debout dehors avec six conseillers derrière elle.

La présidente de l'arrondissement de Jonquière et candidate à la mairie de Saguenay, Julie Dufour, veut que Québec réclame des investissements par Rio Tinto.

Photo : Radio-Canada / Gilles Munger

Radio-Canada

La conseillère municipale et candidate à la mairie de Saguenay, Julie Dufour, et sept de ses collègues élus demandent à Québec d'intervenir rapidement pour forcer Rio Tinto à construire une aluminerie de remplacement dans l'arrondissement de Jonquière.

Quatre de ces élus sont de l’arrondissement de Jonquière, dont Julie Dufour est la présidente. Il s’agit de Jimmy Bouchard, Michel Thiffault, Kevin Armstrong et Carl Dufour. Deux sont de Chicoutimi, Michel Potvin et Michel Tremblay, et un provient de La Baie, Raynald Simard. Celui-ci était absent lors de la conférence de presse en raison d’une blessure qui limite ses déplacements.

Le seul conseiller jonquiérois qui n’a pas participé au point de presse de Julie Dufour est Jean-Marc Crevier.

Résolution

Julie Dufour réclame donc officiellement de nouveaux investissements de la part du géant anglo-australien. Une résolution sera soumise à l’aval du conseil municipal lors de la séance de lundi soir, à la salle Pierrette-Gaudreault de Jonquière. Ce sera la première assemblée publique à avoir lieu en présentiel depuis le mois de novembre.

Avec de l'aluminium qui se vend au-delà de 3100 $ américains la tonne, incluant la prime du Midwest et la valeur des alliages, les syndicats estiment que Rio Tinto réalise des bénéfices de 2000 $ américains la tonne dans les usines de la région. 

On est dans une fenêtre d'opportunité non négociable. Les précuites, c'est la fin en 2025. Ça prend quatre ans la construction d'une usine , a fait valoir Julie Dufour.

Son collègue de Lac-Kénogami, Jimmy Bouchard, croit qu’un projet de remplacement s’impose.

On veut avoir des garanties qu'un nouveau projet va être mis en place , a-t-il martelé, lors de la conférence de presse de lundi.

Les conseillers veulent une aluminerie de remplacement, mais il est difficile de déterminer s'il s'agira d'agrandir l'usine pilote AP-60, ou d'accueillir la technologie AP-40, comme celle d'Alma, qui pourrait éventuellement produire les anodes sans gaz à effet de serre d'Elysis.

Aujourd'hui, faire un lingot d'Elysis, ils ne sont pas capables de le rentabiliser.  Peut-être qu'ils vont le trouver demain matin, mais peut-être qu'ils vont le trouver dans dix ans, ou peut-être qu'ils ne le trouveront jamais le côté rentable , a déclaré le conseiller Michel Potvin, ex-bras droit de Josée Néron, qui a déjà annoncé qu’il accordera son appui à Julie Dufour dans la course à la mairie

Jimmy Bouchard rappelle que la phase 2 de l’usine AP-60 du Complexe Jonquière est pratiquement prête à réaliser .

Les plans sont faits, l'ingénierie est presque toute réalisée , a mis en relief le conseiller élu à la suite d’une élection partielle en décembre 2019 et qui briguera son premier mandat complet en novembre.

Quel que soit le type d’usine, Julie Dufour réclame des investissements.

On avait annoncé une AP60, mais une AP40 définitivement qui pourrait se modifier en Elysis, c'est au choix de la compagnie, mais ça aurait vraiment du sens pour assurer la pérennité de la production de l'aluminium ici en région, a relevé Julie Dufour.

Elle estime que Rio Tinto n'a pas encore respecté son engagement de remplacer sa production par une nouvelle usine le moment de mettre au rancart les vieilles cuves de l'usine d’Arvida.

D'après le reportage de Gilles Munger

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