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L’enfouissement des déchets préoccupe les préfets de l’Abitibi-Témiscamingue

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Trois MRC sur cinq dans la région ont un site d'enfouissement pour les résidus ultime (archives).

Photo : Radio-Canada

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La Conférence des préfets de l'Abitibi-Témiscamingue demande au gouvernement d’adapter les règles concernant la gestion des résidus ultimes aux réalités régionales.

Dans un mémoire déposé au Bureau des audiences publiques sur l’environnement (BAPE), la Conférence des préfets a formulé 32 recommandations. Celles-ci portent entre autres sur l'élaboration de solutions et d’installations locales.

Tenir compte des milieux, tenir compte des réalités, accepter des solutions qui seraient impossibles à mettre en place dans un milieu urbain, mais qui seraient tout à fait plausibles dans les milieux régionaux et ruraux comme en Abitibi-Témiscamingue, indique la préfète de la MRC de Témiscamingue Claire Bolduc.

Elle explique que les MRC de Témiscamingue et d'Abitibi-Ouest n'ont pas de site d'enfouissement pour les résidus ultimes qui sont des déchets qui ne sont pas recyclés ou compostés. Ils doivent donc être transportés à des lieux d’enfouissement ailleurs dans la région.

Lieux d’enfouissement techniques (LET) de la région

  • LET de la MRC de la Vallée-de-l’Or, géré municipalement
  • LET de la ville d’Amos, géré municipalement
  • LET géré par l’entreprise Multitech environnement, à Rouyn-Noranda

Selon elle, un incinérateur régional serait un bon moyen de gérer les déchets puisque le transport des résidus a un impact économique et environnemental.

Ce qui était difficile dans l’incinération, c’était toutes les règles qui entourent le fonctionnement d’un incinérateur, qui sont tellement campées, que pour des milieux comme le nôtre, c’est impossible d’installer un incinérateur et de pouvoir le faire avec un succès prévisible ou sans que les coûts explosent, affirme-t-elle.

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Plusieurs initiatives sont mises de l'avant pour diminuer la quantité de matières résiduelles.

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

Cependant, l'enseignant au centre de formation en environnement à l'Université de Sherbrooke Mario Laquerre ne croit pas que l'incinération soit adéquate.

« On a vu que les incinérateurs peuvent déposer des polluants sur de grandes distances. On peut polluer des champs, on peut polluer des forêts, on peut polluer des lacs. »

— Une citation de  Mario Laquerre

Donc la solution n'est peut-être pas de les brûler ces déchets-là parce qu'il ne faut pas oublier que 90%, 95% des déchets que l'on produit sont recyclables, ajoute-t-il.

Selon Mario Laquerre, la solution serait d'optimiser le recyclage et la valorisation des matières résiduelles en implantant des lois en ce sens, qui obligent les citoyens à participer à la collecte des matières recyclables et compostables

C’est encore un système basé sur le volontariat. Alors que le volontariat a ses limites. On ne met pas le volontariat sur les impôts. On ne dit pas au monde de payer leurs impôts si ça leur tente [...] La récupération devrait être autant obligatoire que plein d’autres domaines dans notre société, dit-il.

Le BAPE commence les consultations avec les Autochtones cette semaine et prévoit déposer son rapport en décembre.

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