•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Archives

Le 9 juin 1971, Jean Béliveau annonce sa retraite du hockey

Jean Béliveau qui porte son chandail rouge de capitaine.

Jean Béliveau a occupé la fonction de capitaine des Canadiens de Montréal de 1961 à 1971.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Il y a 50 ans, le 9 juin 1971, le capitaine du Canadien de Montréal Jean Béliveau accrochait ses patins après avoir remporté une 10e Coupe Stanley. À travers nos archives, revenons sur la carrière exceptionnelle de celui qui incarnait l'excellence et l'élégance dans le jeu comme dans la vie.

En entrevue avec le journaliste Pierre Paquette à l’émission Aujourd’hui du 26 juillet 1965, le joueur, né à Trois-Rivières le 31 août 1931, parle de son enfance.

Aujourd’hui, 26 juillet 1965

Jean Béliveau déménage avec sa famille à Victoriaville alors qu’il est gamin. À l’âge de six ans, il apprend à patiner en compagnie de son père.

Après la fin des récoltes au jardin, dès que le sol commençait à geler, Arthur Béliveau préparait toujours une petite patinoire derrière la maison familiale.

Jean Béliveau fréquente les collèges de Victoriaville et joue ses premières parties de hockey dans les ligues organisées par les frères du Sacré-Cœur.

Il se fait rapidement remarquer. Il débute dans le junior avec les Tigres de Victoriaville, puis les Citadelles de Québec.

C’est avec les As de Québec que son talent explose. Il galvanise le Colisée de Québec à chacune de ses présences sur la glace et devient le joueur le mieux payé de la Ligue de hockey senior du Québec.

Le talentueux et imposant attaquant de 6' 3’’ et 205 lb prendra son temps avant de se joindre au Canadien de Montréal, avec qui il négociera un premier contrat en 1953 à l’âge de 22 ans.

À La Soirée du hockey Molson à Radio-Canada du 3 juin 1998, le journaliste Jean Pagé relate les grands moments de la carrière du virtuose de la rondelle.

La Soirée du hockey Molson à Radio-Canada, 3 juin 1998

Avec son imposant gabarit, qui n’enlevait rien à son adresse et à son aisance sur la glace, Jean Béliveau restera à jamais l’un des joueurs les plus élégants de l’histoire du hockey professionnel.

En saison régulière, celui que l’on surnommait Le gros Bill a joué 1125 matchs, marqué 507 buts, obtenu 712 passes et 1029 minutes de pénalité.

En séries éliminatoires, où il a soulevé 10 fois la coupe Stanley entre 1953 et 1971. Son enviable fiche indique 162 matchs, 79 buts, 97 passes et 211 minutes de pénalité.

Il est le lauréat du tout premier Trophée Conn-Smythe (1965) remis au joueur le plus utile des séries. Comme autres honneurs, Jean Béliveau a remporté deux trophées Hart (1956 et 1964) et un trophée Art Ross (1956).

L’automne suivant l’annonce de sa retraite, en octobre 1971, le Club de hockey Canadien procède au retrait de son chandail numéro 4. Il est admis dès l’année suivante au Temple de la renommée du hockey.

Le 5 mai 2010 à l’émission 24 heures en 60 minutes, Anne-Marie Dussault s’entretient avec le légendaire joueur du Tricolore.

24 heures en 60 minutes, 5 mai 2010

Non seulement Jean Béliveau était grand, mais il était droit.

Les mots respect et discipline, ça a été les mots importants pour vous, ça a été la trame de votre vie, demande l'animatrice. « Sans aucun doute », répond spontanément l’ex-capitaine, « discipline et respect de l’autorité sont pour moi une façon de vivre sa vie. Je suis heureux comme ça. ».

Jean Béliveau était un homme d’équipe, et c’est cette vision qu’il souhaitait que les amateurs gardent de lui.

En 1961 mes coéquipiers m’ont élu capitaine, je ne m’y attendais pas. Ç’a été une de mes grandes joies.

Une citation de :Jean Béliveau

Jean Béliveau est compagnon de l’Ordre du Canada (1998) et grand officier de l’Ordre du Québec (2010).

Les premiers ministres canadiens Brian Mulroney et Jean Chrétien ont tour à tour sollicité Jean Béliveau pour qu’il s’implique en politique comme sénateur et même comme gouverneur général du Canada.

Des honneurs qu’il a refusés, préférant accorder du temps à sa famille et à des œuvres de charité.

Jean Béliveau est décédé le 2 décembre 2014 à l’âge de 83 ans.

Encore plus de nos archives

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.