•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Crise du logement : de l'aide pour les Estriens « en détresse »

La pancarte des Habitations l'Équerre de Sherbrooke.

Crise du logement ou non, plusieurs locataires ont besoin d'aide pour se payer un toit.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

De moins en moins d'appartements disponibles, des prix de plus en plus élevés, c'est la réalité du logement à Sherbrooke. Dans ce contexte difficile, des organismes recherchent des solutions pour que le droit de se loger soit respecté.

Impliquée dans le domaine du logement depuis 25 ans, la directrice générale des Habitations l'Équerre de Sherbrooke, Denise Godbout, est abasourdie devant la situation actuelle.

C'est incroyable, je n'avais jamais vu ça en 25 ans. Les gens qui sont en détresse, qui se cherchent un logement et qui me disent : "Je ne suis pas capable de me trouver un loyer, est-ce que vous en avez un ? Ils en ont besoin, indique-t-elle.

Les Habitations l'Équerre sont un organisme à but non lucratif d'habitation sociale. La directrice générale assure donc que son objectif ne sera jamais de faire des rénovictions pour augmenter les prix de ses loyers.

« Notre but, ce n'est pas de faire du profit, mais d'offrir du logement à bas prix. »

— Une citation de  Denise Godbout, directrice générale des Habitations l'Équerre

Sur le marché, un appartement de cinq pièces coûte en moyenne 855 $ par mois à Sherbrooke. Aux Habitations l'Équerre, le prix s'élève plutôt à 650 $ par mois, eau chaude incluse. C'est près de 200 $ de moins.

Ça change d'ambiance ! Au lieu d'avoir la ceinture serrée et d'être chacun chez soi. On a un peu moins la ceinture serrée, raconte Amboise Pelpel, locataire aux Habitations l'Équerre.

« Avec quatre enfants, avec mon revenu, qui n'a pas augmenté dans la dernière année, c'est une solution assez majeure. »

— Une citation de  Amboise Pelpel, locataire aux Habitations l'Équerre

Avec leurs revenus, les Habitations réinvestissent à l'interne et développent des projets. D'ailleurs, toutes les décisions passent par un conseil d'administration, et non par un promoteur privé. Mme Pelpel et Mme Godbout s'y impliquent toutes deux.

Des projets à venir

Grâce à l'initiative du gouvernement fédéral pour la création rapide de logements, Denise Godbout souhaite convertir et rénover un bâtiment plutôt désuet en maison de chambres pour femmes.

Il y a quelques maisons de chambres à Sherbrooke, mais aucune seulement pour femmes et aucune gérée par un un organisme à but non lucratif d'habitation.

« Il y a un besoin alors c'est une opportunité en or.  »

— Une citation de  Amboise Pelpel, locataire aux Habitations l'Équerre

Si le projet voit le jour, il y aura une option de plus pour loger des femmes en quête d'un espace sécuritaire et abordable pour vivre.

D'après le reportage d'Alexis Tremblay

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !