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Les entreprises touristiques autochtones regardent l’après-pandémie avec espoir

Un tipi sur une plaine, près d'une rivière, sous un ciel dégagé.

Un tipi dressé sur un promontoire, au-dessus de la rivière Bow, en Alberta, rappelle l'espoir de relance du tourisme autochtone dans la province.

Photo : Radio-Canada / Terri Trembath

Radio-Canada

Après une année difficile en raison de la pandémie de COVID-19, les entreprises du secteur du tourisme autochtone voient d’un bon oeil l’arrivée d’un été aux restrictions allégées.

Comme bien des responsables de l’industrie, le directeur de River Ranche Tourism, Dion Red Gun, a été contraint de redoubler d’efforts pour survivre à la dernière année.

Le tourisme international s’est simplement volatilisé. C’était traumatisant, raconte-t-il.

Il aurait préféré faire naître, dans l’imaginaire de touristes, des images d’une vallée sans arbres, [d’une] cérémonie de la danse du soleil où une foule est assemblée, en compagnie de leurs chevaux, plutôt que de voir la vallée délaissée par ces mêmes touristes, retenus par un virus.

Selon lui, le tourisme avait repris de façon modérée avant la troisième vague, puisque les écoles pouvaient faire des sorties pour découvrir la culture autochtone.

Quand l’industrie se relève

Dion Red Gun voit plusieurs raisons de garder espoir. D’abord, le gouvernement de l’Alberta investit 3 millions de dollars dans le tourisme autochtone. Ensuite, le carnet de réservations de River Ranche se remplit.

À cela, il faut ajouter la rétrocession d’artéfacts à la Première Nation Siksika détenus depuis plus de 150 ans par un musée britannique.

Le commerçant voit également une autre raison d’espérer, puisque 85 nouvelles entreprises de tourisme autochtone ont vu le jour depuis le début de la pandémie.

Ça me fait chaud au coeur, explique-t-il. Ça me donne de l’espoir et me rend très optimiste devant l’avenir.

Le directeur général d’Indigenous Tourism Alberta, Shae Bird, soutient que l’investissement du gouvernement albertain aidera à soutenir ses 138 membres, notamment dans le développement et la mise en marché.

Ce qui complique la relance, note Shea Bird, c’est que plusieurs communautés ont interrompu leurs activités touristiques pour protéger leurs aînés du coronavirus.

Heureusement, notre industrie est extrêmement résiliente.

Avec les informations de Sarah Rieger et Terri Trembath

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