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Israël : la sécurité intérieure met en garde contre d'éventuelles violences

Des manifestants entourent un sosie du premier ministre habillé en prisonnier et menotté.

Des manifestants israéliens protestent contre le gouvernement de Benyamin Nétanyahou lors d'une marche partant du parlement jusqu'à la résidence du premier ministre à Jérusalem, samedi.

Photo : Associated Press / Sebastian Scheiner

Radio-Canada

Le chef du service de sécurité intérieure d'Israël a lancé samedi une rare mise en garde contre d'éventuelles violences au cours de l'une des périodes les plus chargées sur le plan politique depuis des décennies, alors que le pays est sur le point de destituer le premier ministre Benyamin Nétanyahou, son plus ancien dirigeant.

Benyamin Nétanyahou est confronté à la perspective d'une fin de son mandat de 12 ans au poste de premier ministre après que le chef de l'opposition centriste israélienne, Yair Lapid, a annoncé mercredi qu'il avait réussi à former une coalition gouvernementale à la suite des élections du 23 mars.

Le nouveau gouvernement, qui doit encore prêter serment, est un assemblage improbable de partis de gauche, libéraux, de droite, nationalistes et religieux, ainsi que, pour la première fois dans l'histoire d'Israël, d'un parti arabe islamiste.

Nous avons récemment identifié une augmentation du discours violent et incitatif de plus en plus extrême, en particulier sur les réseaux sociaux, a déclaré Nadav Argaman, directeur de l'agence israélienne de sécurité intérieure Shin Beth, dans un communiqué, sans citer de noms.

Benyamin Nétanyahou parle lors d'une conférence de presse.

Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou

Photo : Associated Press / Yonatan Sindel

Nadav Argaman a appelé les dirigeants politiques et religieux à faire preuve de responsabilité et à mettre un frein aux incitations potentielles.

Son avertissement rappelle à certains Israéliens les jours qui ont précédé l'assassinat, en 1995, du premier ministre de l'époque, Yitzhak Rabin, abattu par un ultranationaliste juif pour avoir conclu un accord de paix avec les Palestiniens.

Un porte-parole du Shin Beth n'a pas précisé si ces déclarations faisaient référence à un groupe ou à un individu en particulier, déclarant seulement qu'il s'agissait d'une atmosphère générale qui doit cesser.

Quiconque essaie de nier la légitimité des changements démocratiques et attise ces incitations [à la violence] est responsable.

Une citation de :Benny Gantz, ministre israélien de la Défense
Benny Gantz sourit.

Benny Gantz est le chef de la formation centriste Kahol Lavan (Bleu-Blanc).

Photo : Reuters / Corinna Kern

Certaines figures politiques anti-Nétanyahou ont interprété les propos de M. Argaman comme visant le premier ministre. Selon la députée Tamar Zandberg (gauche), ces déclarations sont un message adressé à Nétanyahou et à ses partisans.

Un message vendredi sur la page Facebook de M. Nétanyahou indiquait : Ceux qui ont été élus par des électeurs de droite se doivent de faire le bon choix : former un gouvernement de droite bon et fort.

Vote de confiance

Le vote de confiance du Parlement israélien au nouveau gouvernement pourrait intervenir mercredi ou le lundi suivant, selon des médias israéliens, après une annonce du président de la Knesset en séance plénière.

Le chef du Parlement, Yariv Levin, un proche de Benyamin Nétanyahou, a indiqué vendredi soir qu'il présenterait officiellement lundi, en séance plénière, la formation d'un gouvernement par le chef de l'opposition, le centriste Yaïr Lapid.

Yaïr Lapid sourit.

Yaïr Lapid est le chef de l'opposition centriste israélienne.

Photo : Reuters

Cette annonce formelle enclenchera le processus qui permettra aux 120 députés de la Knesset de voter ou non la confiance au gouvernement hétéroclite formé par M. Lapid.

Ces huit partis s'opposent sur tout ou presque, si ce n'est la volonté d'écarter M. Nétanyahou du pouvoir. Selon l'accord de coalition, le chef de la formation Yamina, Naftali Bennett, prendrait la tête du nouveau gouvernement pendant deux ans, puis laisserait sa place à Yaïr Lapid.

Après la formation in extremis de cette coalition, des craintes avaient émergé quant à la possibilité pour Yariv Levin, membre du Likoud du premier ministre sortant, de retarder la convocation du vote, en espérant que certains députés fassent défection sous la pression de M. Nétanyahou.

Benyamin Nétanyahou est jugé pour corruption dans trois affaires, une première pour un chef de gouvernement en fonction en Israël.

Avec les informations de Reuters, et Agence France-Presse

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