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Les libéraux attaquent le projet de loi sur l'évaluation psychologique des élèves

Des élèves dans une classe.

Le projet de loi du gouvernement Higgs vise à confier l’évaluation psychologique d’élèves à des enseignants.

Photo : iStock

Radio-Canada

Les partis d’opposition à l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick dénoncent toujours le projet de loi du gouvernement progressiste-conservateur visant à confier l’évaluation psychologique d’élèves à des enseignants. Les libéraux comptent tout mettre en œuvre pour étirer le débat.

Le ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance de la province, Dominic Cardy, a déposé ce projet visant à modifier la Loi sur l’éducation à la mi-mars.

S’il est adopté, des enseignants titulaires d’une maîtrise pourront, après avoir suivi une formation de mise à niveau, faire passer un test, le noter puis interpréter et appliquer ses résultats.

L’opposition libérale s'oppose depuis le début à la section du projet de loi 35 qui permettrait aux enseignants d’accomplir certaines tâches réservées aux psychologues.

Jusqu’à maintenant, nous n’avons vu aucune association, aucun groupe organisé autre que le ministère et le ministre qui se prononce en faveur de ce projet de loi, souligne le député libéral de Kent-Sud et porte-parole de l'opposition en matière de francophonie, Benoît Bourque.

Le projet de loi sera maintenant étudié au Comité permanent de la politique économique. Nous jugeons que nous avons l’appui de la population, ajoute Benoît Bourque.

Or, comme le gouvernement conservateur détient une majorité absolue, l’adoption du projet de loi ne fait aucun doute.

Seule issue pour les libéraux : gagner du temps.

On a plein de préoccupations par rapport à ce projet de loi, et nous allons continuer à les soulever, nous allons arriver avec des amendements qui selon nous vont atténuer les préoccupations que nous avons, dit Benoît Bourque.

Siéger pendant l’été

À Fredericton, l’opposition officielle se dit même prête à siéger durant l’été.

Le député libéral de Kent-Sud serait prêt à siéger tout l’été, s’il le fallait.

On prendra le temps qu’il faut, dit catégoriquement Benoît Bourque. On n’a pas un échéancier fixe.

Il estime qu’il ne s’agit pas d’obstruction parlementaire. l’idée ici c’est de faire valoir son point, illustre le député libéral de Kent-Sud.

Benoît Bourque reconnaît toutefois que le gouvernement peut mettre fin au débat, quand il le souhaite. Je ne serais pas étonné du tout que ce gouvernement utilise le bâillon, déclare Benoît Bourque.

Benoît Bourque, député libéral de Kent-Sud et porte-parole de l'opposition en matière de francophonie, le 19 février 2021.

Benoît Bourque, député libéral de Kent-Sud et porte-parole de l'opposition en matière de francophonie, le 19 février 2021.

Photo : Radio-Canada

Par courriel, le ministre de l’Éducation, Dominic Cardy, a répondu par une seule phrase : il se dit heureux de répondre aux questions de l’opposition.

Plus tôt durant la session, le leader parlementaire conservateur, Glen Savoie, a soutenu que l’assemblée ne serait pas levée tant que le projet de loi ne serait pas adopté, et n’aurait pas reçu la sanction royale.

Nous, on n’a pas de problème, du côté de l’opposition officielle, d’aller pour le temps que ça va prendre, conclut Benoît Bourque.

D’après le reportage de Michel Corriveau

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