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Du hockey à l’immobilier, la nouvelle vie de Carl Hozjan

Carl Hozjan pose dans son bureau. Près de lui, des souvenirs datant de son parcours de gardien de but dans la LHJMQ.

Carl Hozjan se consacre corps et âme à l'immobilier, mais garde de précieux souvenirs de son parcours de hockeyeur.

Photo : Radio-Canada

Contraint à la retraite avant la conclusion de son parcours dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), Carl Hozjan a mis le cap sur Ottawa, puis Gatineau, où il a rapidement trouvé sa nouvelle passion, l’immobilier.

L’ancien gardien de l’Océanic de Rimouski et des Huskies de Rouyn-Noranda a littéralement eu un coup de foudre aussitôt qu’il a baigné dans ce monde, un amour presque aussi soudain que le hockey l'avait été dans sa jeunesse.

On dirait que tout cadrait avec ce que j’aimais dans la vie, comme de travailler avec les gens. J’adorais aussi l’aspect [de la] vente et de l’immobilier. Je voulais essayer un an, et après cette année, je savais que c’était un domaine pour moi, résume celui qui pratique ce métier depuis déjà six ans.

Carl Hozjan, dans son bureau, sur son ordinateur.

Une blessure au genou a forcé Carl Hozjan à la retraite au début de la vingtaine, et depuis, l'immobilier est sa passion.

Photo : Radio-Canada

Aujourd’hui, Carl Hozjan est dirigeant d’agence et courtier immobilier de Flash Immobilier, une agence qu’il a co-fondée il y a trois ans. Avec la présente flambée du marché immobilier, le principal intéressé avoue que les semaines sont occupées, mais que ce soit devant son filet ou dans son bureau, il n’a jamais été effrayé par une imposante charge de travail.

J'adore ça! Ce sont des journées de 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Mes clients le savent : ils peuvent me texter à 23 h et je vais leur répondre, avoue-t-il avec un grand sourire.

Le Lavallois d'origine dresse beaucoup de parallèles entre des notions que le hockey lui a apprises et qu’il utilise toujours à bon escient dans sa seconde carrière. L’éthique de travail, la dédication et le désir de surpasser la compétition. L’école de la vie du hockey m’a aidé comme personne et comme professionnel. Je me sens plus outillé grâce à ce bagage.

Un gardien fait l'arrêt en plein match.

Carl Hozjan fait un arrêt sous l'oeil attentif de Jonathan Drouin lors d'un match opposant l'Océanic de Rimouski aux Mooseheads de Halifax, en 2012 (archives).

Photo : La Presse canadienne / Remi Senechal

Une retraite hâtive qui fait encore mal

Bien qu’il soit heureux et épanoui dans le monde de l’immobilier, Carl Hozjan concède que sa retraite précipitée, à l’âge de 20 ans, lors de la saison 2013-2014, lui fait encore mal. Miné par une blessure au genou qui ne voulait pas guérir, malgré deux passages sur la table d’opération, l’homme masqué a été forcé, contre son gré, d’accrocher ses jambières.

Après ça, j’ai arrêté le hockey pendant trois ou quatre ans, mais ça me manquait énormément, souffle-t-il avec un brin de nostalgie des plus belles années de ma vie.

Chandail de l'Océanic de Rimouski.

En 2012, avec l'Océanic de Rimouski, Carl Hozjan s'est rendu en finale de la LHJMQ.

Photo : Radio-Canada

Ne pouvant plus exercer la position de gardien de but, c’est à la position de défenseur qu’il a renoué avec son sport favori dans une ligue de garage avec des amis.

L'ambiance d’un vestiaire de hockey me manquait, la compétition aussi. Ce n’est plus la force ni l’intensité que j’ai connues, mais c’est une belle activité sociale, dit celui qui compte enfiler à nouveau son équipement lorsqu’il le pourra.

Signe qu’il chérit encore les plus belles années de sa vie avec un brin de nostalgie, il a réservé une portion de son bureau où il a judicieusement placé quelques souvenirs, notamment son trophée Ken Dryden, remis au meilleur espoir chez les gardiens de but de la Ligue de hockey midget AAA du Québec, qu’il a remporté lors de la saison 2009-2010.

Un casque de l'Océanic de Rimouski.

Ce masque porté avec l'Océanic rend hommage au naufrage de l'Empress of Ireland au large de Rimouski.

Photo : Radio-Canada

On y voit aussi un masque et un chandail portés lorsque son équipe, l’Océanic de Rimouski, s’est rendue en finale de la Coupe du Président au printemps 2012, ainsi que quelques rondelles, dont celle de sa première victoire dans la LHJMQ.

Ce sont de beaux souvenirs, de beaux accomplissements. Il n’y en a pas un qui se distingue des autres, ce sont beaucoup de petits souvenirs de cette belle étape de ma vie.

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