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Le Yukon entreprendra les recherches sur les sites d’anciens pensionnats autochtones

La chef Doris Bill (à gauche), le grand chef Peter Johnston (au centre) et le premier ministre du Yukon Sandy Silver (à droite) discutent

Le premier ministre du Yukon, Sandy Silver, a annoncé le soutien du territoire aux recherches des Premières Nations aux alentours des pensionnats autochtones. De son côté, le grand chef Peter Johnston (au centre) espère voir plus que des gestes symboliques des autorités religieuses. (Archives)

Photo : Radio-Canada / Claudiane Samson

Radio-Canada

Le gouvernement du Yukon s'engage à appuyer les Premières Nations du territoire dans les travaux de recherche et d’examen de possibles victimes enterrées sur les terrains d’anciens pensionnats autochtones.

La décision a été communiquée lors de la première rencontre entre le gouvernement du Yukon et les Premières Nations depuis les élections territoriales.

Le premier ministre Sandy Silver n’a toutefois pas voulu donner de détails sur l’échéancier, le budget ou l’ampleur de la tâche, soulignant que l’initiative doit venir des communautés autochtones et des familles d’anciens pensionnaires.

La journée et la semaine ont été difficiles [...] Il y a un mouvement national et il faut nous préparer, comme nation et comme région, pour ce qui s’en vient, explique Sandy Silver.

« Malheureusement ce nombre horrible de 215 ne restera pas stagnant, [donc] il faut nous y préparer. »

Il faut plus que des excuses, disent les Premières Nations

Le grand chef du Conseil des Premières Nations, Peter Johnston, souligne qu’il revient à chaque Première Nation de décider comment ce travail se fera et quelles cérémonies auront lieu.

Nous vivons avec la compréhension que nous savons ce qui s’est passé, il n’y a plus de surprises, explique-t-il.

Les déclarations des survivants ont été faites devant la Commission de vérité et réconciliation. Nous devons voir des actions [particulièrement] de l’Église catholique.

Le grand chef a maintes fois réitéré son désir de voir l’Église catholique ouvrir ses archives et donner accès à tous les documents et toutes les informations qu’elle détient sur l’exploitation de ces pensionnats. Selon lui, demander pardon n’est pas suffisant.

Lundi, des centaines de personnes, dont l’évêque du diocèse catholique de Whitehorse, Héctor Vila, ont marché en silence dans les rues de la ville. En prenant la parole devant le feu sacré, le prélat a affirmé que l’avenir passe par le pardon.

Ça va au-delà du pardon, affirme le grand chef. Nous avons besoin d’actions concrètes et d’une prise de responsabilité sérieuse pour les familles et les Nations touchées.

En tout, six pensionnats autochtones ont été exploités par différentes dénominations chrétiennes au Yukon au cours du dernier siècle.

Le lundi 21 juin, le pensionnat de Lower Post, en Colombie-Britannique à la frontière du Yukon, doit être démoli lors d’une cérémonie à laquelle plusieurs invités de marque sont attendus. Le pensionnat avait accueilli de nombreux enfants autochtones du Yukon.

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