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Relation transfrontalière : un jeune garçon disparu et un père en quête de recours

Une balançoire immobile.

Une balançoire pour enfant dans la cour arrière de Jason Bélanger.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Un père du Nouveau-Brunswick n’a plus de nouvelles de son fils de trois ans depuis vendredi dernier. Son ex-conjointe aurait quitté son logement au Maine avec l’enfant pour le Missouri. Cette relation transfrontalière limite les recours du père pour retrouver son fils.

Jason Bélanger était en couple avec une femme du Missouri depuis 2017. Elle a déménagé à Madawaska au Maine pour se rapprocher de son conjoint qui habite à Edmundston.

On a eu une relation qui n’était pas parfaite, mais on a essayé de la faire marcher, reconnaît M. Bélanger.

En 2018, ils ont eu un fils qui est né à l’hôpital de Fort Kent au Maine. Mais, le père soutient que son ex-conjointe et son fils passaient beaucoup de temps à Edmundston.

Mais en avril l’année dernière, le couple s'est séparé. M. Bélanger dit que son ex-conjointe déposait souvent son fils chez lui et repartait ensuite aux États-Unis.

Par contre, en février, les visites ont pris fin en raison de la pandémie.

Les appels par visioconférence ont remplacé les visites jusqu’à vendredi dernier. M. Bélanger n’a soudainement plus eu de nouvelles.

Jason Bélanger en entrevue à l'extérieur.

Jason Bélanger n'a plus de nouvelles de son fils depuis vendredi dernier.

Photo : Radio-Canada

Vers le Missouri

Selon la force policière de Madawaska, au Maine, l’ex-conjointe de M. Bélanger aurait quitté son emploi et son logement pour retourner au Missouri avec l’enfant.

Selon la police, on a informé les services de santé familiale du déménagement. On doit mener un contrôle sur le bien-être de l’enfant à son arrivée au Missouri.

Sinon, la police assure que la cause appartient au domaine civil et qu’elle n’a pas le pouvoir d’intervenir dans une telle dispute familiale.

Des recours limités

M. Bélanger ne possède aucune entente légale portant sur la séparation ou sur la garde d’enfant. Il se sent impuissant face à ce qui lui arrive.

Il y a personne du côté américain qui fait quelque chose du tout. Puis moi je trouve que c’est du kidnapping. Parce que mon ex est partie avec mon petit, sans aucune nouvelle et en me bloquant de partout. Tu n'as pas le droit de faire ça

Une citation de :Jason Bélanger, père

Il a retenu les services d’un avocat aux États-Unis pour l’aider et attend de voir ce qu’il pourra faire pour l’aider.

L’enfant qui est né aux États-Unis n'a pas été inscrit dans un seul registre canadien même s’il a passé du temps au Canada. Il n’existe pas non plus d’ordonnance d’un tribunal canadien, ce qui rend la tâche encore plus complexe.

Au Nouveau-Brunswick par exemple, on prévoit des droits de visite, garde même s’il y a pas d’accord entre les parents ou même s’il y a pas un jugement. Ce n'est pas forcément le cas partout. Il faut vraiment des conseils juridiques et, bien sûr, ça augmente les coûts. Ça augmente la difficulté, explique Adrien Habermacher, professeur de droit à l’Université de Moncton.

Il soutient que puisqu’il n’y a pas d’ordonnance d’un tribunal canadien, il est difficile de se servir d’une convention internationale sur l'enlèvement d'enfant. Une telle convention a été signée par une centaine de pays pour faciliter le respect des droits et des ordonnances de la cour.

Mais, pour l’instant, M. Bélanger s’inquiète pour son fils.

Je veux avoir un coup de téléphone qui dit, on sait où il est, puis il est correct. Puis je veux prendre mon petit dans mes bras le plus vite possible. J’ai hâte que tout cela finisse, dit-il.

Avec les informations de Bernard Lebel et de Sophie Désautels

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