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Québec redouble d'ardeur pour convaincre les jeunes de se faire vacciner

Christian Dubé y est même allé d'un clin d'œil qui n'est pas passé inaperçu sur les réseaux sociaux vendredi.

Le ministre Dubé en conférence de presse.

Le ministre Dubé fait des pieds et des mains pour convaincre les jeunes de se faire vacciner.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Radio-Canada

Le gouvernement Legault multiplie les efforts ces jours-ci pour atteindre son objectif d'administrer deux doses à 75 % des Québécois de 12 ans et plus d’ici le 31 août.

Jusqu'ici, la campagne se déroule rondement, si bien que la Belle Province peut se targuer depuis jeudi que 75 % des adultes québécois ont reçu leur première dose.

Ce taux est toutefois plus faible dans les groupes d'âge qui ont reçu plus tard l'aval de la santé publique pour avoir accès aux vaccins contre la COVID-19. Il était vendredi de 73 % chez les 40-49 ans, de 64 % chez les 30-39 ans, de 53 % chez les 18-29 ans, et de 24 % chez les 12-17 ans.

Jeudi, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, évaluait qu'il restait encore à vacciner 220 000 Québécois âgés de 18 à 40 ans pour atteindre le seuil de 75 % dans cette tranche d'âge.

Un tableau des taux de vaccination par tranche d'âge.

Québec s'est aussi fixé pour objectif d'atteindre le seuil de 75 % des 12 ans et plus vaccinés dans chacune des tranches d’âge.

Photo : Radio-Canada

Pour convaincre les plus jeunes de mettre l'épaule à la roue, le ministre Dubé y est allé d'un clin d'œil qui n'est pas passé inaperçu sur les réseaux sociaux, vendredi.

Dans une vidéo mise en ligne en matinée, M. Dubé s'est prêté au « jeu du rond » en formant discrètement le long de sa cuisse un cercle avec l'index et le pouce de sa main droite, le tout suivi d'un message aussi simple que direct : Ça fait pas plus mal qu'une bine. Fais-toi vacciner.

La démarche, que les plus vieux n'auront pas comprise de prime abord, réfère à un jeu aussi trivial que populaire chez les adolescents qui consiste à pousser quelqu’un à regarder vos doigts et à lui donner ensuite une « bine », soit un petit coup de poing sur l'épaule.

La vidéo, largement partagée par les membres du gouvernement de la CAQ, a fait le tour du web, vendredi, si bien que la cheffe libérale Dominique Anglade et la co-porte-parole de Québec solidaire Manon Massé l'ont imité au cours de la journée.

On continue de déployer tous les efforts pour mousser la vaccination chez les moins de 40 ans, a indiqué le ministre Dubé en après-midi sur Twitter.

Une clinique « au coin de la rue » pour joindre une clientèle moins pressée

L'initiative du ministre Dubé s'ajoute à celle du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, qui avait installé de mercredi à vendredi une clinique de vaccination sans rendez-vous au parc des Royaux, dans un secteur de l'arrondissement de Ville-Marie où le taux de vaccination serait apparemment plus bas que la moyenne.

La clinique était seulement ouverte en fin de journée, de 15 h à 19 h.

Ce déploiement, explique-t-on, avait pour but de joindre une clientèle plus jeune, souvent débordée par le travail, et qui ne voit pas nécessairement l'urgence de se faire vacciner, étant elle-même moins susceptible de développer des symptômes graves causés par la maladie.

Responsable de la vaccination pour le CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, Marie-Ève Brunelle a expliqué qu'il s'agissait d'une opération ciblée, complémentaire à celle des cliniques de vaccination de masse, qui aura permis de vaccination 100, 200, 300 personnes par jour.

Trop tôt pour s'inquiéter, selon l'INSPQ

Cela étant dit, les taux de vaccination actuels chez les jeunes n'effrayent pas l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), qui évalue l'adhésion de la population par sondage chaque semaine. Du moins pas encore.

Les groupes qui sont très hésitants ou très réticents, ça demeure à moins de 10 % de toutes les tranches d'âge, rappelle Ève Dubé, anthropologue médicale et chercheuse à l'INSPQ. Donc, je ne suis pas particulièrement préoccupée.

Mme Dubé pense que les différentes initiatives pour faciliter les accès aux services de vaccination devraient permettre de joindre les plus jeunes. Je crois que le temps va faire son œuvre, dit-elle.

Un homme, un adolescent et une adolescente marchent près d'une pancarte annonçant un site de vaccination contre la COVID-19.

Pour l'instant, les jeunes Québécois sont moins nombreux que leurs aînés à se faire vacciner contre la COVID-19.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

La vaccination des jeunes de 12 à 17 ans a été validée par le Comité sur l'immunisation du Québec le 18 mai. Mais ce n'est que depuis le 25 mai qu'ils ont accès à la campagne de vaccination générale. La vaccination en milieu scolaire, elle, doit débuter lundi.

Avec les informations de Jacaudrey Charbonneau

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