•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Où se trouvaient les pensionnats autochtones de la Saskatchewan ?

Des enfants prennent le repas au pensionnat de la réserve Gordon, géré par l'Église anglicane du Canada, en Saskatchewan, en 1945.

Le pensionnat de la réserve Gordon a été géré par l'Église anglicane jusqu'en 1946, avant d'être repris par le gouvernement fédéral et fermé en 1996. (archives)

Photo : Église anglicane du Canada

Radio-Canada

Le dernier pensionnat autochtone géré par le gouvernement fédéral, la Gordon's Indian Residential School, a fermé ses portes au Canada il y a 25 ans. Il figure parmi les 22 pensionnats autochtones qui ont été ouverts en Saskatchewan.

Basé sur le territoire de la Première Nation George Gordon, au nord de Regina, ce pensionnat a fonctionné de 1976 à 1996. Jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’établissement était géré par l’Église anglicane avant d’être repris par le gouvernement fédéral.

Au cours de l’histoire de la province, 21 autres pensionnats autochtones ont été en fonction sur le territoire de la Saskatchewan et ont accueilli de nombreux membres des Premières Nations et métis. La Commission de vérité et réconciliation du Canada estime que le pays comptait 139 pensionnats au total.

Alors qu’ils ont été arrachés à leurs parents et forcés de suivre l’enseignement de ces établissements, plusieurs élèves ont subi des abus physiques, sexuels et mentaux au cours de leur scolarité.

Certains d’entre eux y ont perdu la vie en raison, entre autres, de la malnutrition et des maladies, comme la tuberculose.

Un ancien élève du pensionnat autochtone St Michael’s à Duck Lake, près de Prince Albert, Richard Ananas, compare son passage dans cette école à une prison.

Mon numéro d’identification était le 648, se souvient M. Ananas. J’ai 76 ans et je me rappelle encore.

On te donne un chiffre et tu entres dans le système pénitencier.

Une citation de :Richard Ananas, survivant d’un pensionnat autochtone

Selon le rapport de la Commission de vérité et réconciliation du Canada, 566 élèves autochtones ont perdu la vie dans les pensionnats de la province et plus de 190 d’entre eux n’ont jamais été identifiés.

Cette semaine, le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe, a affirmé que son gouvernement allait appuyer les recherches sur six pensionnats autochtones de la province.

Le professeur de l’Université de Regina, James Daschuk, qui étudie les effets de ces pensionnats sur la santé des Autochtones, estime que cette annonce est insuffisante.

Le chercheur estime que les recherches devraient avoir lieu dans tous les pensionnats de la province..

Il y a des histoires à trouver, ça va être compliqué, ça va être difficile, soutient James Daschuk. Mais je pense que pour avancer, il faut parler, il faut mettre ces histoires compliquées et difficiles dans la lumière.

James Daschuk, regarde devant lui.

James Daschuk estime que l'ensemble des pensionnats de la province doit être fouillé.

Photo : Radio-Canada / Archives

Dans le passé, des efforts ont été mis en place pour découvrir cette histoire.

En 1974, le département d’archéologie de l’Université de la Saskatchewan a mené des fouilles sur le site du pensionnat autochtone des Battlefords et mis à jour plus de 72 tombes. La plupart de ces tombes appartiennent à des enfants.

James Daschuk rappelle qu’une des recommandations du rapport de la Commission de vérité et réconciliation du Canada demande de mener à bien ces recherches.

Avec les informations de Mercia Mooseely

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !