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Rio Tinto doit investir davantage, selon Sylvain Gaudreault et Dominique Anglade

L'aluminerie Rio-Tinto à Arvida laisse échapper d'importantes volutes de fumée.

L'aluminerie de Rio Tinto à Arvida.

Photo : Radio-Canada / Titouan Bussiere

Radio-Canada

Le député péquiste Sylvain Gaudreault et la cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade, croient qu’il est temps de relancer les grands projets d’aluminerie alors que le prix de l’aluminium atteint des sommets vus seulement une fois en dix ans.

M. Gaudreault et Mme Anglade ont été invités à réagir aux informations de Radio-Canada selon lesquelles Rio Tinto engrangerait des profits de près de 2000 $ américains la tonne dans la région, selon les syndicats.

L'aluminium se vend autour de 2450 $ américains la tonne ces derniers jours, presque 1000 $ de plus qu'à pareille date l'an dernier, selon les données du London Metal Exchange (LME).

On ne peut pas se faire seriner constamment par la compagnie "Le prix est bas, le prix est bas" puis quand le prix est haut, bien là, ça marche plus. Ce n'est pas deux poids, deux mesures, a lâché le député de Jonquière.

Sylvain Gaudreault au micro, dans un studio de la radio de Radio-Canada

Sylvain Gaudreault, député de Jonquière pour le Parti Québécois

Photo : Radio-Canada

Selon lui, la hausse du prix de l’aluminium serait l’occasion rêvée pour la multinationale de procéder à des travaux d’agrandissement à son usine d’Arvida ainsi que de remplacer les vieilles salles de cuves précuites qui doivent fermer en 2025.

L’objectif serait d’augmenter la production au Saguenay-Lac-Saint-Jean dans le respect des engagements qui découlent de l’entente de continuité renouvelée en 2018 entre l’entreprise et le gouvernement du Québec, note M. Gaudreault.

Cette entente, dont la première mouture avait été dévoilée en 2006, avait d’ailleurs été négociée par Dominique Anglade lorsqu’elle était ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation sous le gouvernement libéral de Philippe Couillard. Cet accord prévoyait notamment des investissements de 200 millions de dollars du géant australo-britannique pour la poursuite des opérations au complexe Jonquière.

Trois ans plus tard, si l’exercice devait être refait, la cheffe de l’opposition officielle serait plus exigeante à l’endroit de Rio Tinto.

Une entente, qui est signée traditionnellement où on dit "Vous allez créer 200 jobs, vous allez maintenir tant d'emplois merci beaucoup puis on va espérer que vous investissez encore dans l'avenir". On doit être beaucoup plus rigoureux. Puis on doit se dire quels sont véritablement les investissements que l'on veut voir qui doivent être inclus dans les ententes que l'on signe, a reconnu la politicienne.

Selon les syndicats, la direction d'Alcan s'était engagée dans l'entente de 2006, avant qu’elle ne soit avalée par la multinationale, à accroître de façon substantielle sa production d'aluminium primaire dans la région, objectif qui n'aurait pas encore été atteint.

D'après un reportage de Gilles Munger

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