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Toujours en attente d'une faculté de médecine vétérinaire à Rimouski 

Un bébé beagle dans la rue.

Les médecins vétérinaires sont actuellement débordés (archives).

Photo : iStock

Radio-Canada

Les vétérinaires se font de plus en plus rares dans l’Est-du-Québec, comme ailleurs. L'Ordre des médecins vétérinaires du Québec appuie la création d'une faculté de médecine vétérinaire de Saint-Hyacinthe satellite, à l'Université du Québec à Rimouski (UQAR). En parallèle, il envisage des solutions pour alléger la tâche de ses membres débordés.

Une étude sur la possibilité d’offrir le programme a été déposée au gouvernement du Québec en décembre. Selon le cabinet du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, le dossier est en cours d'analyse par les ministères concernés. 

La création de cette nouvelle faculté qui pourrait, selon l'Ordre, accueillir 25 étudiants par année pour trois des cinq années du programme, est une des solutions identifiées pour contrer la pénurie de médecins vétérinaires qui sévit au Québec.

Un pansement pour un petit chien blessé à la patte.

La délégation de certains actes à des techniciens en santé animale pourrait permettre d'alléger la tâche des vétérinaires.

Photo : iStock

L’Ordre des vétérinaires fait le pari que la présence d’une faculté à Rimouski aura un effet de rétention des jeunes. On espère voir des jeunes d’ici qui veulent rester pour y travailler, mais aussi des jeunes de l’extérieur, souligne le président de l'Ordre des vétérinaires, Dr Gaston Rioux.

Toutefois, cette solution prendrait quelques années avant d'avoir un effet concret sur la pénurie de vétérinaires.

Gaston Rioux, président de l'Ordre des médecins vétérinaires du Québec

Dr Gaston Rioux, président de l'Ordre des médecins vétérinaires du Québec

Photo : Radio-Canada

Bien entendu, on la voudrait le plus rapidement possible. Mais il faut d’abord que le projet soit accepté, que le bâtiment soit construit. À cela, il faut ajouter les cinq années d’études requises pour les futurs médecins, précise M. Rioux.

Des solutions en attendant

D'autres solutions sont à l'étude pour pallier le manque d’effectifs, selon Dr Rioux.

On veut améliorer le processus d'admission de vétérinaires étrangers, entre autres, cite-t-il.

Le développement de la télémédecine fait aussi partie des avenues envisagées, tout comme la délégation de certains actes à des techniciens en santé animale pour alléger la tâche des vétérinaires.

Plus de 50 % des vétérinaires songent à quitter la pratique

Selon un sondage réalisé par l'Ordre des médecins vétérinaires du Québec, plus de 50 % des vétérinaires songent à quitter la pratique.

Un vétérinaire portant des gants chirurgicaux ausculte un chat.

Plusieurs actes de médecine vétérinaire préventive, comme la vaccination, ont été reportés depuis le début de la pandémie.

Photo : getty images/istockphoto / Dina Damotseva

Nous savons qu’ils sont fatigués et que la pandémie a accentué la pression, indique le président. Nous allons tenter d’en savoir plus dans les prochaines semaines. On doit les garder et faire en sorte qu’ils soient plus heureux dans leur milieu de travail.

Selon Gaston Rioux, le manque de vétérinaires pour les animaux de ferme est encore plus marqué.

Le vétérinaire est essentiel en production laitière, constate Stéphane Day, directeur adjoint à la Fédération de l’Union des producteurs agricoles Gaspésie Îles-de-la-Madeleine. C’est un partenaire privilégié.

Il n’est pas seulement là pour soigner, dit-il, mais pour la prévention des maladies, la gestion de la reproduction, la biosécurité à la ferme, etc.

La vétérinaire Catherine Landry pose devant des vaches laitières à la ferme Macajo de Caplan

La vétérinaire de grands animaux Catherine Landry est de garde 365 jours par année, 24 heures sur 24. (archives)

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

M. Day confirme qu’il y a très peu de vétérinaires en Gaspésie. Par exemple, il n’y a pas de vétérinaire en Haute-Gaspésie et une seule pour toute la Baie-des-Chaleurs, Catherine Landry.

Avec les informations d'Isabelle Damphousse

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