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Les montres intelligentes, de « puissants outils » pour changer nos villes

Les données des particuliers peuvent aider à régler des problèmes d'infrastructure, disent des chercheurs de l'Université de Calgary.

Deux sportifs à l'extérieur consultent leur bracelet connecté.

Les bracelets connectés n'ont pas changé seulement l'univers sportif, mais aussi certaines approches scientifiques.

Photo : iStock

Nos petites montres intelligentes peuvent aussi être porteuses de grands changements, soutiennent des chercheurs de Calgary. Pour une deuxième année, ces derniers tenteront de récolter les données de particuliers dans le but d'améliorer les infrastructures de la métropole albertaine.

En un seul mois, l'été dernier, 140 000 heures de données ont été recueillies grâce à la participation de 500 Calgariens.

Nul besoin pour eux de changer de routine. Cette recherche citoyenne demande simplement qu'ils passent leurs journées comme ils le feraient normalement. Tout ce qu'il leur faut, c'est une technologie portable comme un Fitbit, explique le chef du projet We-TRAC, Reed Ferber.

Une montre intelligente réunit des données chaque seconde de chaque journée. Ces minuscules appareils accrochés à nos poignets sont aussi de puissants instruments scientifiques.

Une citation de :Reed Ferber, professeur en kinésiologie à l'Université de Calgary
Reed Ferber en entrevue à l'extérieur, un jour d'été, sur le campus de l'Université de Calgary.

Reed Ferber espère que les habitants de Calgary se prêteront au jeu afin d'obtenir autant de données que possible.

Photo : Radio-Canada

Ces données sont précieuses pour l'équipe de We-TRAC, qui se penche sur 16 études différentes. Elle mène notamment des recherches sur le cyclisme urbain, l'activité physique, la prévention d'accidents en ville et les habitudes de sommeil.

Cette année, Reed Ferber espère que des milliers de personnes se prêteront au jeu. Plus la banque de données est grande, plus l'impact sera fort, dit-il.

Cela peut paraître grandiloquent de dire cela, mais être un scientifique citoyen, cela peut changer le monde, lance-t-il.

Les données seront d'ailleurs transmises à la Ville de Calgary, partenaire du projet.

Changer Calgary pour le mieux

Comment les Calgariens agissent-ils en se déplaçant dans différents endroits? Une grande partie de la réponse réside dans les données provenant des technologies portables, soutiennent les scientifiques.

La vitesse et le rythme cardiaque, par exemple, sont de bons indicateurs de stress, surtout lorsque le rythme cardiaque monte en flèche sans que la vitesse ne change.

Nos données de l'an dernier montrent que, dans certains quartiers sans voies cyclables protégées, le rythme cardiaque montait souvent, raconte Reed Ferber.

Les battements de cœur par minute étaient presque systématiquement plus élevés dans la 5e rue, où les pistes de vélo s'arrêtent abruptement.

Cela nous montre que les cyclistes ont sûrement peur qu'une porte s'ouvre à leur droite, ou qu'une voiture passe trop près d'eux du côté gauche.

Une citation de :Reed Ferber, chercheur
Un cycliste et des piétons se déplacent sur une voie cyclable pavée.

L'an dernier, au-delà de 500 Calgariens ont participé au projet We-TRAC.

Photo : CBC / Andrew Brown

Même si le projet We-TRAC est assez neuf, les partenaires à la Ville ont bon espoir que les données porteront fruit.

Je crois que cela va jouer un rôle important dans l'avenir de l'aménagement urbain, affirme le coordonnateur municipal de ce projet, Andrew Sedor. Quand on parle de qualité de vie, cela permet de mesurer en grand nombre si les gens réagissent de manière positive ou négative dans nos espaces.

Andrew Sedor et Reed Ferber rappellent que le secteur des technologies portables est particulièrement avancé à Calgary. D'après eux, aucune autre université au pays n'offre de programme qui met l'accent sur cette expertise.

Le deuxième grand avantage du programme We-TRAC, c'est de donner une expérience pratique aux étudiants des programmes d'études supérieures.

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