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ENFFADA : un plan d’action pour les femmes et les filles inuit victimes de violence

Ce rapport fait écho au plan national d'Ottawa dévoilé jeudi.

Une femme assise dans une chambre sombre.

Deux organisations inuit ont élaboré un plan d’action qui fait écho à celui rendu public jeudi par le gouvernement fédéral

Photo : Radio-Canada / Ben Nelms

Radio-Canada

S’harmonisant avec le plan d’action national visant à endiguer la violence contre les femmes et les filles autochtones, deux organisations inuit ont élaboré un plan d’action qui regroupe 187 recommandations touchant spécialement les Inuit.

L’organisme national pour femmes inuit Pauktuutit et l’association Inuit Tapiriit Kanatami (ITK), qui représente les Inuit au Canada, sont toutes deux à l'origine de ce rapport rendu public jeudi.

Leurs recommandations sont regroupées sous des thèmes qui vont du logement à la santé, en passant par le bien-être et l’éducation. Elles rappellent les 46 appels à la justice visant les femmes inuit du rapport final de l’Enquête nationale sur les filles et les femmes disparues et assassinées (ENFFADA).

Si nous voulons mettre fin à la tragédie qu’est la violence fondée sur le genre, les femmes inuit doivent être à l'avant-plan dans la mise en œuvre et le suivi du Plan d'action national pour les Inuit, affirme la présidente de Pauktuutit, Rebecca Kudloo.

Portrait de Rebecca Kudloo, la présidente de l'organisme national pour femmes inuit Pauktuutit.

La présidente de l'organisme national pour femmes inuit Pauktuutit, Rebecca Kudloo

Photo : Radio-Canada

La prise de mesures pour remédier au fléau de la violence contre les femmes et les jeunes inuit, de même que les personnes 2ELGBTQQIA+ et leurs enfants, ne doit pas être perçue comme une préférence, mais plutôt un impératif, dit-elle.

L'acronyme 2ELGBTQQIA+ est employé pour désigner les personnes bispirituelles (ou deux esprits), lesbiennes, gaies, bisexuelles, transgenres, queers, en questionnement, intersexes, asexuelles et qui disposent d’autres identités de genre.

Le président d’ITK, Natan Obed, explique que le plan est le résultat d’une intense collaboration entre les Inuit pour déterminer quelles mesures sont requises pour renforcer la sécurité et le bien-être des femmes et des filles ainsi que des personnes 2ELGBTQQIA+.

Il espère que les gouvernements fédéral, provincial et des territoires prendront des engagements financiers rapidement.

Le chef des Inuit, Nathan Obed.

Le chef de l’Inuit Tapiriit Kanatami (ITK), Natan Obed.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

S’attaquer aux facteurs sous-jacents à la violence

Les femmes au Nunavut sont victimes de violence dans une proportion 14 fois plus élevée qu'ailleurs au pays, dénonce l’organisme Pauktuutit.

Le plan se penche sur des facteurs sous-jacents à la violence contre les femmes et les filles inuit, les personnes 2ELGBTQQIA+ et leurs enfants, dont la pénurie de logements, l’accès limité à des refuges et à des espaces sécuritaires, mais aussi le manque de soutien en matière de santé.

À l’heure actuelle, environ 70 % des 51 communautés inuit du Nord n’ont pas accès à des refuges d’urgence, selon Pauktuutit.

Les associations ITK et Pauktuutit souhaiteraient voir les gouvernements et les organisations inuit de revendications territoriales prendre les devants pour mettre en œuvre leur plan.

Quelques priorités énoncées dans le Plan d'action national pour les Inuit

  • Construire de nouveaux refuges et des logements de transition pour les femmes inuit et leurs enfants qui vivent de la violence.
  • Améliorer les soins de santé pour les femmes inuit et favoriser l’accès à des sages-femmes dans chaque communauté, dont des services de santé mentale.
  • Donner aux femmes inuit un meilleur accès à de la formation et à l’enseignement afin qu'elles puissent avoir une plus grande indépendance financière.
  • Créer des programmes de guérison conçus et dirigés par les communautés, mais aussi financés de manière continue.

Avec les informations d’Avery Zingel

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