•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une application mobile qui suscite des interrogations

La nouvelle application RikiP$ pour se stationner à Rimouski.

La nouvelle application RikiP$, pour se stationner à Rimouski.

Photo : Radio-Canada

Sophie Martin

Plusieurs internautes se questionnent depuis l’installation de nouveaux horodateurs par la ville de Rimouski. L’application mobile RikiP$ est l’une des nouvelles façons de payer son stationnement à distance. Cependant, des citoyens jugent certaines fonctionnalités comme étant intrusives.

Dès l’installation de l’application, elle nous demande immédiatement l’accès à la caméra, aux fichiers et à la géolocalisation de l'appareil mobile.

La nouvelle application RikiP$ pour se stationner à Rimouski.

La nouvelle application RikiP$ pour se stationner à Rimouski.

Photo : Radio-Canada

Cependant, il n'est indiqué à aucun endroit dans la politique de confidentialité ou dans les conditions d’utilisations pour quelle raison il est nécessaire pour l’application d’avoir accès à ces données.

Pourtant, la Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels stipule que la raison de la demande doit clairement être indiquée.

Dans la Politique de confidentialité de l’application RikiP$, on nous réfère plutôt au développeur de l’application, Blinkay.

Selon l’expert en cybersécurité, Steve Waterhouse, il s’agit d’un contrat à l’aveugle.

Lorsqu’on adopte une application à utiliser pour quelque service que ce soit, en amont, il devrait être présenté à l’usager pour qu’il ait le choix de l’utiliser ou non, comment l’utilisation sera [faite], quelle ressource sera sollicitée.

Une citation de :Steve Waterhouse, expert en cybersécurité

De son côté, la Ville de Rimouski soutient que tout est en règle et que l'application mobile est sécuritaire.

Selon le directeur technologies de l’information de la Ville, Gilbert Cassista, la politique utilisée est peut-être plus générale, mentionne-t-il. Dans les faits, on n’aurait pas d’obligation d’en avoir une, mais on trouvait important qu’il y en aille quand même une.

On est justement en train de préparer une politique de confidentialité et de protection des renseignements personnels qui va vraiment aller justement dans les obligations de la future loi du projet de loi 64.

Une citation de :Gilbert Cassista, directeur technologies de l’information de la Ville de Rimouski

L'entreprise Méga Électro, à l'origine de l’application mobile, confirme que même après une période d’essai, il y a encore certaines modalités à régler.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !