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L’Université de Hearst est désormais autonome

L'Université de Hearst a son campus principal à Hearst.

Le campus de Hearst de l'Université de Hearst. L'institution compte aussi des campus à Kapuskasing et à Timmins.

Photo : Radio-Canada / Francis Bouchard

Un projet de loi faisant de l’Université de Hearst une université autonome a été adopté jeudi, à Queen’s Park.

Le projet de loi avait été déposé en avril par le gouvernement Ford pour autoriser l’Université de Hearst à obtenir sa propre charte institutionnelle et à rompre son affiliation avec l’Université Laurentienne à Sudbury, qui traverse une période de restructuration en raison de difficultés financières.

L’approbation par les députés est survenue lors de la dernière journée de la session parlementaire.

Il reste du travail à faire avec le ministère pour certains règlements qui vont venir compléter le texte de loi, mais c’était une journée importante hier parce que cela officialise le début de la transition vers l’autonomie, souligne le recteur de l’Université de Hearst, Luc Bussières.

Les démarches doivent être complétées dans les prochains mois avec le gouvernement et l’Université Laurentienne.

Le recteur de l'Université de Hearst, Luc Bussières.

Le recteur de l'Université de Hearst, Luc Bussières.

Photo : Radio-Canada / Francis Bouchard

L’Université de Hearst pourra dorénavant décerner ses propres diplômes et aura aussi l'autonomie sur ses programmes.

« Ça nous permet d’être plus agiles, de bouger un peu plus rapidement. Ça fait plus de 60 ans qu’on travaille. Je pense qu’on a fait la preuve qu’on peut faire les choses ici. Et c’est un peu la reconnaissance qu’on obtient à travers cette charte. »

— Une citation de  Luc Bussières, recteur de l’Université de Hearst

De son côté, l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) a salué l’arrivée d’une deuxième université gérée par et pour les francophones en Ontario, avec l'Université de l'Ontario français.

Nous remercions toutes et tous les députés qui ont voté en faveur de ce projet de loi qui marque un moment important pour la communauté franco-ontarienne, a déclaré, dans un communiqué, le président de l’AFO, Carol Jolin.

M. Jolin a aussi souligné son appréciation aux ministres Ross Romano et Caroline Mulroney.

M. Bussières souligne que l’Université de Hearst avait déjà quelques projets en cours, notamment d'offrir un premier programme de deuxième cycle en psychothérapie à compter de l’automne 2022.

Au même moment, l’Université de Hearst compte aussi offrir certains de ses programmes au campus de l’Université de l’Ontario français à Toronto.

Il devrait y avoir une croissance dans l’offre de nos services, une augmentation de notre équipe aussi pour tenir compte de ces nouvelles responsabilités, affirme M. Bussières.

Il souligne que l’offre de programmes et les inscriptions ont augmenté aux universités Algoma et Nipissing, après l'obtention de leur indépendance de l'Université Laurentienne.

L’École de médecine du Nord de l’Ontario (EMNO) a aussi obtenu son autonomie dans le cadre de ce projet.

L’AFO souhaite qu’il s’agisse du début d’une transformation universitaire dans le Nord de l’Ontario et que l’Université de Sudbury joigne l’Université de Hearst et l’EMNO en tant qu'établissement autonome.

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