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Archives

Sur le chemin du légendaire Sentier de la Côte-Ouest

Trois randonneurs portant des sacs à dos sur un sentier dans la forêt.

Le Sentier de la Côte-Ouest (West Coast Trail) en Colombie-Britannique figure sur la liste de nombreux randonneurs aguerris.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

C’est l’un des parcours les plus ardus en Amérique du Nord. Dans le monde de la randonnée, le Sentier de la Côte-Ouest (West Coast Trail) est mythique. À travers nos archives, découvrez ce joyau du parc Pacific Rim en Colombie-Britannique.

Un sentier aménagé pour aider des naufragés

À partir du 19 septembre 2007, le Téléjournal de la Colombie-Britannique a consacré une série de cinq reportages sur la West Coast Trail.

Dans le premier de ces reportages, le journaliste Benoît Ferradini, qui parcourt le célèbre sentier en compagnie d’autres randonneurs, nous relate l’histoire de la piste.

Téléjournal Colombie-Britannique, 19 septembre 2007

Sur les rochers bordant la mer agitée de la Côte-Ouest canadienne, des dizaines de navires se sont échoués.

L’endroit était surnommé le cimetière du Pacifique en raison des nombreuses épaves qui s’y retrouvaient.

En janvier 1906, le Valentia navigue entre San Francisco et Seattle. Le navire fait fausse route et vient s’échouer sur la côte de Vancouver. L’incident fait 120 morts, car les secours tardent à arriver et les passagers sont coincés dans la tempête qui fait rage. Il leur est impossible de rejoindre la côte en raison d'importantes falaises au bord de la mer.

Suite à ce naufrage, la pression est forte pour rendre la côte plus accessible. Un sentier de 75 km est créé entre Bamfield et Port Renfrew.

Un guide autochtone raconte que les Premières Nations utilisaient déjà le sentier bien avant l’arrivée des premiers hommes blancs. Les communautés autochtones Ditidaht et Pacheedaht empruntaient le sentier pour transporter la viande de baleine, qu’ils pêchaient sur la côte, d’un village à l’autre.

Les autochtones entretiennent le sentier, patrouillent et aident les randonneurs.

La nature victime de sa trop grande popularité

Au début des années 1990, le parc Pacific Rim commence à être victime de sa trop grande popularité. La nature sauvage et les plages attirent les touristes au parc du Pacific Rim.

Au Téléjournal du 5 septembre 1992, la journaliste Ghislaine Bouffard nous présente un reportage sur les problèmes liés au fort achalandage du parc.

Téléjournal, 5 septembre 1992

La journaliste explique qu’ironiquement, les gens qui y viennent pour profiter de la nature sont en train de la détruire progressivement. Même une utilisation respectueuse des lieux a un impact sur l’environnement.

À partir de cette année-là, des quotas sont imposés. Depuis 1992, les randonneurs se doivent de réserver leur place des semaines à l’avance sur le sentier.

Un défi qui laisse des souvenirs impérissables

Le 10 octobre 2007, le Téléjournal de la Colombie-Britannique présente un second reportage du journaliste Benoît Ferradini.

Téléjournal Colombie-Britannique, 10 octobre 2007

La randonnée débute par une séance obligatoire d’orientation offerte par Parcs Canada. Si vous faites face à un cougar ou à un ours noir, il faut reculer lentement déclare la guide Mimi. Beaucoup d’animaux sauvages sont présents en forêt et la nourriture doit toujours être suspendue lors des nuits de campement.

Sur le sentier, l’équipe de Radio-Canada doit faire face à plusieurs obstacles.

La forêt humide de la Côte-Ouest est encombrée de racines, de roches, de troncs d’arbres et de marres de boue.

Le port du lourd sac à dos qui contient : abri, vêtements, nourriture, réchaud et ustensiles pour tenir sept jours en forêt, ajoute à la difficulté.

Le sentier comporte près d’une centaine d’échelles de bois qu’il faut gravir.

Sur le parcours, des bacs à câbles sont installés et permettent de traverser les rivières agitées et les ravins.

La West Coast Trail appelle à produire des d’efforts physiques intenses, mais ces derniers sont toujours récompensés par la vue de paysages grandioses.

Chaque année 5000 courageux randonneurs s’y aventurent.

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