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Québec veut éliminer 60 000 transports ambulanciers pour des problèmes mineurs

Un homme âgé dans une civière descend d'une ambulance avec l'aide de deux paramédics.

Deux paramédicaux transportent un patient dans une ambulance.

Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers

Le gouvernement du Québec souhaite que les techniciens ambulanciers paramédicaux transportent moins d’usagers ayant des problèmes de santé mineurs vers les urgences. Un budget de 54 millions de dollars est prévu dans plusieurs régions du Québec.

Au début du mois de mai lors d’un Sommet sur le système préhospitalier d'urgence, la sous-ministre du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS), Dominique Savoie, s'interrogeait auprès des 500 participants sur la pertinence de l’envoi automatique d’une ambulance lors d’un appel au 911.

Or, selon les informations obtenues par Radio-Canada, le ministère entend mettre en place dès ce mois-ci de nouvelles façons de faire. Les appels au 911 de priorité non urgente pour les services préhospitaliers d’urgence (SPU) seront traités, dans un premier temps, par des infirmières des unités de soutien clinique.

Selon nos sources, un appel au 911 pour un transport hospitalier pour un mal de dos, une toux mal soignée, une nausée, un mal de tête, une bague coincée au doigt pourrait se faire rediriger vers une autre ressource que l’urgence, que ce soit vers un groupe de médecine de famille (GMF), une pharmacie, des soins à domicile.

On espère dès l’an prochain désengorger les urgences à hauteur de 60 000 transports de moins par année. Les régions de Montréal-Laval, de la Montérégie, de la Capitale-Nationale, des Laurentides et de l’Estrie seront visées dans un premier temps.

Québec entend consacrer 54 millions de dollars sur 5 ans, notamment pour la dotation du personnel infirmier et l’achat de logiciel d’aide à la décision.

Au Québec, les services d’urgence des hôpitaux reçoivent autour de 500 000 visites par année de priorité 5 sans gravité.

L’exemple de la Montérégie

L’annonce du MSSS s’inspire notamment d’un projet pilote déployé l’an dernier par le CISSS Montérégie-Centre.

Comme le rapportait Radio-Canada, environ 54 % des quelque 500 appels traités en 12 mois ont pu être réglés au domicile du patient grâce à un travail d'équipe entre le paramédical communautaire et l'infirmière de garde du CISSS jumelée au projet.

Autant d’usagers en moins à l’urgence de l'Hôpital Charles-Le Moyne.

Les inquiétudes du milieu paramédical

Appelée à réagir, la Coalition des entreprises de services paramédicaux du Québec (CESPQ) s’inquiète de la réorganisation des services préhospitaliers d’urgence.

Va-t-on éliminer les entreprises qui fournissent des services agiles, innovateurs et de la plus grande qualité aux Québécois? s'interrogent les porte-paroles Lise Goyer et Maxime Laviolette, qui demandent à Québec de confirmer le rôle du milieu dans ses projets futurs et de faire appel à nous.

La Coalition regroupe 1400 employés desservant plus de 2,5 millions de citoyens et 25 centres hospitaliers, répondant à plus de 140 000 affectations ambulancières.

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