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Procès de François Asselin : la Couronne questionne la crédibilité d’une experte

Des personnes dans un corridor de palais de justice.

La Dre Marie-Frédérique Allard à son arrivée au palais de justice de Trois-Rivières pour son témoignage.

Photo : Radio-Canada / Jonathan Roberge

Radio-Canada

Une experte de la défense, la doctorante en psychologie Julie Dame, a été appelée à la barre des témoins lors du procès de François Asselin jeudi au palais de justice de Trois-Rivières.

Durant son contre-interrogatoire, le procureur de la Couronne, Me Benoît Larouche, a mis en doute la crédibilité du témoignage de l’experte en psychologie. Cette dernière estime que l’accusé souffre d’un trouble psychotique primaire.

Le procureur a d’abord mis en lumière le fait que Mme Dame n’a jamais rencontré François Asselin en personne pour mener son évaluation. Elle s’est plutôt basée sur les données brutes, dont des résultats de tests psychologiques et des verbatims d’entrevues, de l’expert de la poursuite, le Dr William Pothier, et de l’experte de la défense, la Dre Marie-Frédérique Allard.

Selon Me Larouche, l’un des deux tests de personnalité soumis à François Asselin aurait pu être analysé beaucoup plus en détail par la doctorante en psychologie. À la question du procureur Est-ce que le travail qui a été fait est une œuvre inachevée? , Julie Dame a répondu que son travail est suffisant pour établir si François Asselin souffre ou non d’un trouble de la personnalité.

Lors de son interrogatoire, le procureur de la Couronne a soulevé l’hypothèse que l’experte de la défense aurait pu se déplacer à la prison de Trois-Rivières pour rencontrer François Asselin dans le temps qui lui était alloué.

« Une structure psychotique très très claire »

Julie Dame, qui termine un doctorat en psychologie à l’Université du Québec à Trois-Rivières, a évalué près de 35 personnes dans un contexte médico-légal lors de son internat au Centre d'hébergement en santé mentale de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec, à Shawinigan. Elle soutient que ses évaluations psychologiques, dont celle de François Asselin, doivent en tout temps être approuvées par ses superviseurs.

D’après les données recueillies par les Drs Pothier et Allard sur l’accusé, notamment des notes d’entrevues, des verbatims et des résultats de tests psychologiques, comme le Rorschach et le MMPI-2, Julie Dame a détecté chez l’accusé une structure psychotique très très claire avec une tendance paranoïde.

En ce sens, elle se rallie aux conclusions de la témoin de la défense, la Dre Marie-Frédérique Allard, en affirmant que François Asselin a eu des idées délirantes, qu’il a souffert d’un trouble de la pensée en passant du coq à l’âne, et qu’il y a un décalage entre ses croyances et la réalité.

Le procès de François Asselin se poursuit demain avec le témoignage de l’expert de la poursuite, le Dr William Pothier. La défense entend pour sa part démontrer que l’accusé n’est pas criminellement responsable des meurtres de Gilles Giasson et de François Lefebvre pour cause de troubles mentaux.

Selon les informations d’Élyse Allard

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