•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

De l'urgence aux cliniques médicales : une bonne idée selon des médecins

Une salle d'examen dans une clinique médicale.

Une salle d'examen dans une clinique médicale.

Photo : Getty Images / Jim Still-Pepper

Radio-Canada

Désengorger les urgences en faisant appel aux médecins de famille, cette idée du Réseau de santé Vitalité reçoit l'approbation du Collège des médecins de famille et de la Société médicale du Nouveau-Brunswick. Les deux entités croient néanmoins qu’il faut recruter davantage de médecins et d’infirmières pour venir à bout de ce problème.

La proposition du réseau de santé est simple. Les patients qui se présenteront dans certaines salles d’urgence avec un problème non urgent à partir du 7 juin se verront offrir un rendez-vous dans les 48 prochaines heures avec un médecin de famille ou une infirmière praticienne. Ils pourront tout de même décider d’attendre à la salle d’urgence et de voir un médecin sur place.

Le président du Collège des médecins de famille du Nouveau-Brunswick, le Dr Ghislain Lavoie, fait partie des médecins qui ont accepté d'accommoder ces patients dont le problème n’est pas urgent.

Ce système permettra, selon lui, d’éviter que certains problèmes ne s’aggravent.

Ça va faire en sorte que le patient ne va pas nécessairement être en train de marcher sur cet orteil-là pendant un mois et que là " oh c'est cassé, je suis désolé, il y a des complications et des possibles chirurgies et toutes sortes d'affaires qui vient se mêler dans le portrait ". Juste le fait d'avoir un accès, fait en sorte que la médecine devient de meilleure qualité , assure-t-il.

Le Dr Ghislain Lavoie en visioconférence à partir de son bureau.

Le Dr Ghislain Lavoie est le président du Collège des médecins de famille du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Le Dr Lavoie croit que les médecins de famille devraient suivre son exemple et adapter la manière dont leurs patients peuvent prendre rendez-vous. Selon la gravité du problème, les patients devraient pouvoir voir leur médecin dans les 24 prochaines heures, dans la prochaine semaine ou dans le prochain mois, selon lui.

Recruter des médecins et des infirmières

Le président de la Société médicale du Nouveau-Brunswick, le Dr Jeff Steeves, croit que cela pourrait être une solution à court terme. Mais, dans une déclaration écrite, il souligne que cet engorgement aux urgences est dû entre autres à une pénurie de médecins.

Malheureusement, en raison des ressources limitées au Nouveau-Brunswick, y compris une pénurie continue de médecins, de nombreux patients n'ont d'autre choix que de se tourner vers les services d'urgence pour obtenir des soins rapidement , peut-on y lire.

Le Dr Ghislain Lavoie soutient que la pénurie d’infirmières dans les hôpitaux fait en sorte qu’il faille tenter de rediriger les patients vers d’autres services de santé.

Par manque de personnel infirmier le mois dernier, le Centre-hospitalier-universitaire Dr-Georges-L.-Dumont, a dû envoyer les ambulances qui lui étaient destinées à l’Hôpital de Moncton. La fin de semaine dernière, l’Hôpital de Moncton a dû déconseiller aux patients de se présenter aux urgences avec un problème non urgent en raison d'un manque d’infirmières.

Les initiatives comme ça, je pense que ça vaut la peine, mais, oui, il faut regarder au plus gros problème. Il faut avoir plus d’infirmières, puis il faut avoir plus de médecins. Ça, c’est 100 % sûr

Une citation de :Dr Ghislain Lavoie, président du Collège des médecins de famille du Nouveau-Brunswick

Pour l’instant, ce procédé ne s’adresse qu’au Centre hospitalier universitaire Dr-Georges-L.-Dumont, à l’Hôpital Stella-Maris-de-Kent, à l’Hôpital régional Chaleur, à l’Hôpital de Tracadie et à l’Hôpital de l’Enfant-Jésus du Réseau de santé Vitalité.

Mais, selon le porte-parole du Réseau de santé Horizon Kris McDavid, les hôpitaux de Fredericton et de Saint-Jean pourraient offrir des rendez-vous auprès d’infirmières praticiennes aux patients dont le problème n’est pas urgent à partir de cet été. Il assure qu’on travaille à compléter les plans.

Avec les informations de Pascal Raiche-Nogue

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !