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Gros plan sur un toutou en peluche, posé sur un mémorial à Kitigan Zibi.

Les visiteurs ont pu y déposer divers objets, dont des toutous.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

Radio-Canada

Secouée par la découverte des restes de 215 enfants autochtones à Kamloops, en Colombie-Britannique, la communauté de Kitigan Zibi, dans le nord de Gatineau, s’est réunie jeudi pour une cérémonie commémorative pour rendre hommage à ces jeunes.

Tout au long de la journée, les citoyens ont été invités à se recueillir dès 9 h. La pluie s’est mise de la partie en début de journée, mais rien n’a empêché le son du tambour et des chants autochtones de meubler cette cérémonie simple, émouvante et ancrée dans la culture autochtone, comme le veut la communauté de Kitigan Zibi.

Des gens de Kitigan Zibi se réunissent.

Dès 9 h, la communauté de Kitigan Zibi était invitée à venir se recueillir à la mémoire des 215 enfants.

Photo : Radio-Canada / Christian Milette

La professeure de langue et culture, Mariette Buckshot, n’aurait manqué cet événement pour rien au monde. Quand elle a pris connaissance de la tragédie qui secoue le pays en entier, mon cœur m’a dit qu’il faut que je fasse quelque chose pour ces enfants-là et pour tous les gens d’ici qui sont allés dans des écoles résidentielles.

La cérémonie a été parsemée de discours, de chants, de moments de silence et de danse. Pour les Autochtones, il s’agit d’un rituel primordial qui représente le passage vers l’au-delà. C’est notre culture. C’est pour aider la personne décédée à aller en haut et pour sa famille qui reste ici, poursuit-elle.

Pour l’occasion, les jeunes avaient revêtu leurs plus beaux habits traditionnels, un geste symbolique auprès des aînés qui démontrent que les générations plus jeunes sont prêtes à reprendre le flambeau.

Lors de leur performance, les danseuses ont puisé leur inspiration auprès des disparus. Malgré leur jeune âge, elles avaient peine à trouver les mots justes pour décrire le drame de Kamloops.

Maxine Beaudoin en entrevue dans un stationnement.

Maxine Beaudoin est ébranlée depuis qu'elle a appris la nouvelle de la découverte des restes des 215 enfants.

Photo : Radio-Canada

Quand on danse, on danse pour ceux qui ne sont plus là. Je pensais à ces 215 enfants retrouvés à Kamloops. C’est très difficile, a confié Maxine Beaudoin.

Cette cérémonie est pour ces enfants, mais aussi pour ceux qui n’ont pas encore été trouvés dans d’autres pensionnats autochtones. Je dansais et je priais pour eux, a enchaîné Abigail Beaudoin.

Abigail Beaudoin en entrevue à Radio-Canada.

Abigail Beaudoin a dansé en l'honneur des enfants de Kamloops.

Photo : Radio-Canada

Cette journée de commémoration a permis aux gens de Kitigan Zibi d’entamer un deuil collectif. La jeune génération souhaite maintenant que les anciens commencent à s’ouvrir et à partager ce qu’ils ont vécu dans les pensionnats autochtones, afin de leur permettre de mieux comprendre.

Les jeunes croient que ce dialogue permettra aux plus vieux de faire un pas dans la guérison de leur âme blessée.

C’est important de le savoir, qu’ils nous racontent leur expérience, ce qui s’est passé… C’est triste, mais les gens doivent l’apprendre, a conclu Abigail Beaudoin.

Avec les informations de Christian Milette

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