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Jets-Canadien : des voix dénoncent un Ô Canada chanté uniquement en anglais

Vue de la foule dans l'aréna.

La partie du 2 juin a été disputée devant 500 travailleurs de la santé et a rendu hommage aux 215 anciens pensionnaires autochtones dont les restes ont été retrouvés à Kamloops, mais l’hymne national n’a pas été chanté dans les deux langues officielles.

Photo : True North Sports and Entertainment

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2021 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après le match entre les Jets de Winnipeg et le Canadien de Montréal mercredi soir, des voix s'élèvent pour dénoncer l'absence de français dans l'hymne national interprété avant la rencontre.

Je suis déçue parce que, normalement, dans une saison ordinaire, ils chantent l’hymne bilingue seulement quand ils jouent contre le Canadien. Il est ici, et on a raté l'occasion, se désole la Franco-Manitobaine Nicole Forest-Lavergne.

Selon elle, chanter l'hymne national en français et en anglais, c'est respecter le Canada bilingue.

Le chroniqueur du journal québécois La Presse Yves Boisvert abonde dans le même sens. Dans un tweet, il s’insurge et affirme qu’il n’acceptera jamais qu’au Canada, pour une partie de hockey impliquant le Canadien, l’hymne national soit chanté uniquement en anglais.

Yves Boisvert accuse les organisateurs d’être responsables de cette situation : Quand vous invitez une équipe de hockey dont l'essentiel de la clientèle est francophone et que vous êtes au Canada et que vous chantez le Ô Canada, vous devez chanter une portion en français, c'est la moindre des choses.

Le chroniqueur relève qu'à Toronto et à Montréal l'hymne a été entonné dans les deux langues.

Hommages aux enfants autochtones de Colombie-Britannique

Mercredi soir, c’était surtout les Autochtones qui étaient à l’honneur et c'est le chanteur métis Don Amero qui a chanté l'hymne national avant la rencontre.

Il était accompagné de deux aînés autochtones en mémoire des 215 enfants d'un pensionnat dont les restes ont été découverts en Colombie-Britannique.

L’initiative a réjoui l'ancien député fédéral de Winnipeg-Centre et professeur au Collège universitaire Yellowquill Robert-Falcon Ouellette.

Je pense que cela démontre à quel point ça a touché le public canadien, dit-il. Ça fait également en sorte qu’on s’assure que plusieurs personnes qui ont peut-être manqué cette nouvelle ont le temps d’apprendre et de connaître un peu plus au sujet du génocide qui a été commis contre les peuples autochtones au Canada.

Toutefois, selon Nicole Forest-Lavergne, le cachet exceptionnel de la cérémonie n'empêche pas un hymne bilingue. C’est juste une excuse, affirme-t-elle.

Selon Yves Boisvert, c'est une raison de plus pour ne pas exclure d'autres communautés. J'ai écrit un article la journée même sur cette question, dit-il en entrevue à Radio-Canada. Le sujet est très sérieux, mais c'est un argument supplémentaire pour ne pas exclure une partie de l'auditoire et faire en sorte que tout le monde se sente concerné.

Ce n'est pas la première fois que l'absence de français dans l'hymne national chanté lors des parties des Jets fait la manchette.

True North, l'entreprise qui est propriétaire des Jets de Winnipeg, n'avait pas répondu à nos demandes de commentaires au moment de la publication de cet article.

Franco-Manitobains et Québécois espèrent maintenant que le tir sera corrigé vendredi, lors de la deuxième partie.

Selon des informations d'Abdoulaye Cissoko

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