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Consommation supervisée : la collecte de données de santé inquiète en Alberta

Une salle d'injection où sont disposés des seringues et des contenants à déchets sur une table stérile en aluminium.

Les centres de consommation supervisées de l'Alberta devront désormais collecter des informations personnelles.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les centres de consommation supervisée de l’Alberta devront suivre de nouvelles règles pour être en mesure de fonctionner. Une règle en particulier, qui requiert que soient collectées des informations personnelles liées à la santé, inquiète une experte.

La province a annoncé de nouvelles normes à suivre pour les centres de consommation supervisée afin d’améliorer la sécurité de la communauté, d'offrir de meilleurs services et de mieux s’intégrer au système de soins de santé, explique-t-elle dans un communiqué.

Ces établissements devront donc suivre plusieurs règles de sécurité, établir des relations avec le voisinage, avoir un bon accès à des toilettes et également collecter des informations en matière de santé, comme le numéro d’assurance maladie des personnes qui utilisent leurs services.

C’est cette dernière mesure qui inquiète Elaine Hyshka, professeure adjointe à l’École de santé publique de l’Université de l’Alberta.

Les recherches, y compris celles que j’ai menées à Edmonton, nous ont appris que seulement une minorité de personnes qui consomment des drogues illicites acceptent de se rendre dans un centre de consommation supervisée si elles doivent donner des informations personnelles.

Elle pense que, vu le nombre important de surdoses aux opioïdes dans la province, le gouvernement devrait offrir plus de services, plutôt que d'imposer plus de contraintes aux services existants.

Plutôt que de voir davantage de ressources affluer vers des services qui ont fait leurs preuves, afin de renforcer leurs capacités, de créer davantage de services et d'en offrir à plus de personnes, nous constatons que l'accent est mis sur des mini-ajustements aux services existants , affirme Elaine Hyshka.

Les centres de consommation supervisée de la province devront également démontrer l'existence de voies d'orientation clairement définies vers les services de désintoxication, de traitement et de guérison, ainsi que vers des services de soins de santé primaires, ajoute la province dans son communiqué.

La semaine dernière, la province a annoncé la fermeture du centre de consommation Sheldon Chumir de Calgary, assurant que celui-ci serait remplacé par deux nouveaux centres.

À ce jour, elle n’a pas donné plus de détails sur ces nouveaux établissements.

Les Albertains qui ont des dépendances peuvent appeler en tout temps la ligne d’aide, au 1 866 332-2322, pour obtenir du soutien, des informations et des conseils (service en anglais).

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