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La cheffe de cabinet de Sue Montgomery poursuit la Ville de Montréal

Annalisa Harris estime que sa réputation a été injustement entachée.

Portrait d'Annalisa Harris près d'une intersection.

Annalisa Harris est la directrice de cabinet de la mairesse de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce Sue Montgomery.

Photo : Radio-Canada / Benoit Chapdelaine

Une autre bataille judiciaire est engagée dans Côte-des-Neiges–Notre-Dame-Grâce.

La directrice de cabinet de la mairesse d'arrondissement Sue Montgomery, Annalisa Harris, intente une poursuite pour laver sa réputation et obtenir réparation.

Ses avocats ont déposé cette semaine une demande introductive d'instance à la Chambre civile de la Cour supérieure du Québec.

Mme Harris réclame 186 125 $ au contrôleur général de la Ville de Montréal, Alain Bond, à la mairesse Valérie Plante et à la Municipalité, apprend-on dans le document daté du lundi 31 mai.

Sue Montgomery sur un plateau de télévision.

Sue Montgomery a lancé son propre parti politique, baptisé Courage (archives).

Photo : Radio-Canada / Lisa Marie Noël

Annalisa Harris est au coeur d’une polémique qui a éclaté au grand jour en janvier 2020, lorsque Sue Montgomery a été expulsée de Projet Montréal pour avoir refusé de la congédier au motif qu'elle aurait fait du harcèlement psychologique envers deux employés de la Ville, dont le directeur de l'arrondissement, Stéphane Plante.

Dans sa poursuite, Mme Harris affirme que les défendeurs se sont depuis acharnés à l'isoler au sein de son milieu de travail en l'empêchant de communiquer avec tous les autres employés, alors qu'aucune preuve sérieuse ne supportait des accusations aussi graves et l'imposition de mesures aussi draconniennes.

Ses avocats leur reprochent aussi d'avoir porté leurs accusations infondées au grand jour en les médiatisant fortement et en condamnant publiquement la demanderesse. Ils les accusent même d'avoir tenté de marchander son congédiement dans le cadre d'une stratégie politique.

Pour toutes ses raisons, Mme Harris réclame 100 000 $ pour atteinte à sa réputation, à sa dignité, à son honneur et à sa vie privée et 30 000 $ en dommages-intérêts punitifs.

La femme de 28 ans, qui dit avoir souffert d'un épisode dépressif sévère et anxieux et d'insomnie durant plusieurs mois, exige en outre 50 000 $ à titre de dommages-intérêts moraux plus le remboursement de 6125 $ en frais de psychothérapie.

Une vraie saga judiciaire

Ce n'est pas la première fois que le dossier se retrouve devant la Cour supérieure. L'an dernier, le contrôleur général avait demandé à ce que Mme Harris ne puisse avoir aucune communication ni participer à aucune réunion avec quelque fonctionnaire de l’arrondissement sans égards à leurs fonctions et statuts.

La mairesse Montgomery, qui contestait la directive, a eu gain de cause en décembre, et l'administration Plante a fait savoir en mars qu'elle n'avait pas l'intention de faire appel du jugement.

La Ville de Montréal aurait espéré la paix judiciaire, a fait savoir le cabinet de la mairesse jeudi. Malheureusement, Mme Harris et Mme Montgomery ont choisi de multiplier les recours judiciaires, a-t-il déploré. Le plus récent recours de Mme Harris sera contesté, assure-t-on.

Le dossier se poursuit par ailleurs devant la Commission municipale du Québec. Sue Montgomery, qui fait face à une vingtaine de manquements déontologiques présumés, a réclamé un arrêt des procédures l'été dernier, mais sa demande a été rejetée en janvier.

Des audiences ont eu lieu en avril. Le sort de Mme Montgomery est maintenant entre les mains du juge Alain R. Roy.

Rendez-vous à l'automne

Toutes ces batailles judiciaires n'ont pas empêché les deux femmes de fonder un nouveau parti politique, baptisé Courage, en vue des élections automnales dans cet arrondissement, le plus populeux de Montréal.

Mme Montgomery briguera un second mandat à la mairie, alors qu'Annalisa Harris tentera se se faire élire comme conseillère de ville dans le district de Loyola.

La course s'annonce enlevante dans cet arrondissement, qui a connu ces dernières années son lot de conflits, dont le départ du conseiller Christian Arseneault de Projet Montréal, cet hiver, est le plus récent exemple.

L'ex-chef par intérim d'Ensemble Montréal Lionel Perez, qui a cédé sa place au retour de Denis Coderre tout en demeurant chef de l'opposition officielle à l'Hôtel de Ville, a annoncé la semaine dernière qu'il entendait délaisser son siège de conseiller de Ville du district de Darlington pour ravir la mairie d'arrondissement à Sue Montgomery.

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