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En 1981 est né « l’autre orchestre » de Montréal, l’Orchestre Métropolitain

La violoniste Marie Lacasse joue avec l'Orchestre Métropolitain de Montréal en 1986.

L'Orchestre Métropolitain de Montréal fête ses 40 ans en 2021.

Photo : Radio-Canada / André Le Coz

Radio-Canada

C’est en 1981 qu’est apparu l’Orchestre Métropolitain de Montréal (OM). En 40 ans d’existence, la formation a acquis une réputation d’excellence qui sait ravir un public parfois moins en contact avec la musique orchestrale.

Un orchestre orienté vers la jeunesse et la création

… Anne Lauber, compositeur canadien, aurait-elle pu faire jouer son oratorio sans l’Orchestre Métropolitain?

Je ne le penserais pas. Enfin, peut-être, mais ça a aurait pris certainement plus de temps.

Une citation de :Mario Masson interviewant Anne Lauber, 1986

1986 a été décrétée l’année internationale de la musique canadienne.

En tête, 24 janvier 1986

C’est l’occasion que saisit le journaliste Mario Masson pour présenter, à l’émission En tête du 24 janvier 1986 animée par Marie-Hélène Poirier, un reportage sur l’OM.

La formation orchestrale a été créée en 1981 par le violoniste Hun Bang.

Le musicien cherchait, par ce geste, à atteindre plusieurs objectifs.

Hun Bang veut notamment créer des débouchés d’emploi pour les jeunes musiciens québécois et faire mieux connaître la musique canadienne.

En 1986, comme le rappelle Hun Bang, l’OM mise beaucoup sur la nouveauté.

Il souligne que 25 des 45 compositeurs inscrits au programme de la formation en 1986 sont Canadiens.

C’est le cas de la compositrice Anne Lauber dont l’OM présente en première mondiale l’oratorio Jesus Christus à la basilique de Montréal.

Cinq ans après sa création, la moyenne d’âge des musiciens qui constituent l’OM est de moins de 30 ans.

Cet aspect juvénile n’est pas un problème.

Deux chefs d’orchestre interviewés par le journaliste Mario Masson, Mario Bernardi et Pierre Hétu, font d'ailleurs l’éloge de ces jeunes musiciens disciplinés et enthousiastes.

Rendre accessible la musique classique au grand public

Montréal ce soir, 13 avril 1995

Le 13 avril 1995, le journaliste Daniel Carrière présente un reportage au Montréal ce soir sur le concert d’adieu d’Agnes Grossmann qui a été la directrice artistique et a dirigé l’OM de 1986 à 1995.

Solveig Miller anime le Montréal ce soir.

Agnes Grossmann quitte avec le sentiment d’avoir fait progresser la formation montréalaise.

Celle qui a été la directrice artistique d’une des plus prestigieuses chorales de Vienne a ajouté un chœur à l’ensemble musical.

Elle a aussi conquis un public moins familier avec le répertoire de la musique classique par de multiples concerts dans les écoles et les parcs.

Agnes Grossmann pense ainsi avoir converti des milliers de personnes à la musique classique et qui ne seraient jamais venus à la Place des Arts pour entendre un concert.

Un pari risqué, mais gagné

En 2000, l’OM annonce la nomination d’un très jeune chef à sa tête. Il s’appelle Yannick Nézet-Séguin et il a 25 ans.

Le 5 mai 2000, la journaliste Marie-Christine Trottier présente au Téléjournal-Le Point un portrait du jeune chef d’orchestre.

Stephan Bureau anime l’émission ce jour-là.

La musique orchestrale a attiré Yannick Nézet-Séguin dès son plus âge. Sa mère se souvient qu’enfant, il était fasciné par l’Orchestre Symphonique de Montréal (OSM).

Au lieu d’astronaute, il dessinait des orchestres et a même remis un croquis à Charles Dutoit qui dirigeait à l’époque l’OSM.

L’acharnement au travail se révèle être une caractéristique de Yannick Nézet-Séguin selon une de ses amies, la pianiste Jennifer Bourdages.

Le directeur général de l’OM, Jean-Pierre Goyer, affirme pour sa part que la nomination de Yannick Nézet-Séguin est un pari risqué autant pour la formation que pour le jeune homme.

Ce pari a cependant été gagné.

Une année formidable

En 2017, l’OM, sous la baguette de Yannick Nézet-Séguin, séduit des publics allemands, français et néerlandais avec des œuvres des compositeurs Claude Debussy, Camille Saint-Saëns et Edward Elgar entre autres.

Téléjournal, 22 novembre 2018

Cette première tournée internationale a permis à l’OM de vivre une année 2018 exceptionnelle comme le confirme un reportage du journaliste Louis-Philippe Ouimet présenté au Téléjournal animé par Patrice Roy le 22 novembre 2018.

L’OM enregistre maintenant sous le label Deutsche Grammophon, une des plus prestigieuses maisons de disque du monde. Les critiques de ses disques des symphonies d’Anton Bruckner et son album de duos avec le ténor Rolando Villanzón et la basse Ildar Abdrazakov sont élogieuses.

Les abonnements en salle augmentent considérablement. Les musiciens reconnaissent que cet engouement pour l’OM est dû dans une partie non négligeable à la réputation de plus en plus établie de Yannick Nézet-Séguin.

En juin 2021, l’OM a été désigné par la Société de la Place des Arts de Montréal comme organisme permanent du plus important complexe culturel du Canada. Il devient ainsi le quatrième résident de cet endroit unique avec l’Opéra de Montréal, les Grands Ballets canadiens et la compagnie théâtrale Jean-Duceppe.

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