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Un œil fermé pour mieux voir, de Mélissa Verreault

Elle sourit à la caméra.

Mélissa Verreault est en lice pour le Prix du récit Radio-Canada 2021.

Photo : Hélène Bouffard

Radio-Canada

Mélissa Verreault fait partie des 23 auteurs et autrices en lice pour le Prix du récit Radio-Canada 2021.

Qui suis-je?

Après avoir habité à Montréal, où j’ai fait une maîtrise en création littéraire, et en Italie, pays d’origine de mon mari, je suis revenue vivre dans la région de Lévis qui m’a vue grandir. Maman de triplées, je suis également écrivaine, traductrice littéraire, chargée de cours en création littéraire à l’Université Laval et vice-présidente de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ); quand il me reste du temps, je dors! Davantage connue pour mes romans, je n’ai pourtant jamais arrêté de fréquenter les formes courtes comme la nouvelle, le récit et la poésie, qui sont mes premières amours. Peu importe la nature du texte, j’aime parler de ce que les humains préfèrent habituellement taire, en remettant en question notre rapport au temps, à l’identité et à la vérité.

Mon récit en quelques mots

En novembre 2017, mon mari et moi avons appris le suicide d’un de nos amis italiens. À l’annonce de sa mort, les souvenirs de notre dernière rencontre, qu’on ignorait évidemment être la dernière, sont remontés à la surface; nous étions allés le visiter à Turin alors que je venais tout juste d’apprendre que j’étais enceinte. La vie et la mort, points de départ et d’arrivée d’un voyage rarement linéaire, se côtoient dans ce récit intime où je collectionne les petites et les grandes souffrances comme des reliques achetées dans une boutique de souvenirs.

Ma source d’inspiration pour ce texte

J’ai voulu rendre hommage à Riccardo, un être d’une intelligence vive et d’une créativité sans limites dont la souffrance n’avait elle aussi malheureusement pas de limites. Il est la première personne à qui mon mari et moi avons annoncé que nous attendions un bébé; à l’époque, nous croyions encore naïvement qu’il n’y en avait qu’un seul! Malheureusement, Riccardo n’a jamais rencontré nos filles, qui sont finalement venues en paquet de trois. Par ce texte, j’ai voulu réconcilier sa mort tragique et la vie miraculeuse qui habite mes enfants.

Les premières lignes de mon récit

La vie n’est pas vraisemblable, mais personne n’est en droit de le lui reprocher. La vie fait bien ce qu’elle veut, c’est elle qui a le dernier mot. Elle n’est pas tenue de charmer la critique et de se retrouver sur les cubes à l’entrée de la librairie pour s’assurer de bien vendre. Tout le monde l’achète. On y croit, faute d’avoir d’autres options. Mais il y a ceux qui décrochent, qui abandonnent à la page 143, parce qu’ils n’ont pas réussi à embarquer dans l’histoire ou que le style de l’auteur était trop ampoulé. Riccardo, un ami d’adolescence de Francesco, s’est suicidé avant-hier.

Une citation de :Extrait d'Un œil fermé pour mieux voir, de Mélissa Verreault

Véritable tremplin pour les écrivaines et les écrivains canadiens, les Prix de la création Radio-Canada sont ouverts à toute personne qui écrit, de façon amateur ou professionnelle. Ils récompensent chaque année les meilleurs poèmes, nouvelles et récits inédits soumis au concours.

La gagnante ou le gagnant remportera :

  • la publication de son texte sur Radio-Canada.ca;
  • une résidence d'écriture de deux semaines au Centre des arts de Banff, en Alberta;
  • une bourse de 6000 $, offerte par le Conseil des arts du Canada.

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