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Les Québécois pourront devancer leur rendez-vous de 2e dose dès lundi

Le ministre Dubé en conférence de presse.

Dès le 7 juin, les Québécois à qui on a déjà notifié la date à laquelle ils devaient recevoir leur deuxième dose de vaccin contre la COVID-19 pourront aller sur le site Clic Santé pour avancer leur rendez-vous.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

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Dès le 7 juin, les Québécois qui ont déjà pris rendez-vous pour recevoir leur deuxième dose de vaccin contre la COVID-19 pourront avancer leur date sur le site Clic Santé.

Les 80 ans et plus ouvriront le bal lundi prochain. Ce sera ensuite au tour des 75 ans et plus mardi, des 70 ans et plus mercredi, et ainsi de suite, en baissant chaque jour d’une tranche d’âge de cinq ans.

Notons cependant que les samedis et les dimanches ne sont pas inclus dans le calendrier. Par exemple, alors que les 60 ans et plus pourront commencer à modifier leur rendez-vous le 11 juin, les 55 ans et plus devront attendre le 14 juin pour le faire.

Ces deux jours pendant la fin de semaine permettront aux planificateurs de la campagne de vaccination de remettre le système à jour.

Le ministère de la Santé demande cependant aux citoyens de respecter l’intervalle minimum de huit semaines recommandé entre les deux doses lorsqu’ils choisissent leur nouveau rendez-vous.

« Peu importe le rendez-vous que vous avez eu pour la deuxième dose, vous avez le droit de le réajuster. »

— Une citation de  Le ministre de la Santé, Christian Dubé

Le calendrier a été construit exclusivement selon les groupes d’âge et ne donne pas la préférence aux malades chroniques, comme pour la première dose.

Les autorités ont pris cette décision pour simplifier la prise de rendez-vous et parce que le processus sera très rapide, puisqu’il sera possible de fixer tous les rendez-vous en trois semaines, a expliqué le ministre de la Santé, Christian Dubé, lors de la conférence de presse pour présenter le calendrier en question.

Le calendrier n’inclut pas non plus les 12 à 17 ans, parce que la plupart n’ont pas encore reçu leur première dose de vaccin, ce qui devrait être fait d’ici la troisième semaine de juin. Leurs rendez-vous pour la deuxième dose sera ensuite fixé, pour la plupart en août.

Le changement de rendez-vous devrait se faire facilement, puisque en s’identifiant dans Clic Santé, l’usager devrait être reconnu automatiquement par le système, qui lui offrira alors le choix entre plusieurs dates. Notons cependant que le site de vaccination qui sera offert sera le même.

Près de trois millions de rendez-vous doivent être modifiés.

Calendrier de modification des rendez-vous de 2e dose

  • 7 juin : 80 ans et plus
  • 8 juin : 75 ans et plus
  • 9 juin : 70 ans et plus
  • 10 juin : 65 ans et plus
  • 11 juin : 60 ans et plus
  • 14 juin : 55 ans et plus
  • 15 juin : 50 ans et plus
  • 16 juin : 45 ans et plus
  • 17 juin : 40 ans et plus
  • 18 juin : 35 ans et plus
  • 21 juin : 30 ans et plus
  • 22 juin : 25 ans et plus
  • 23 juin : 18 ans et plus

Une deuxième dose à ne pas négliger

Contents de voir la campagne de vaccination s’être bien déroulée jusqu’à maintenant - 75 % de la population adulte est maintenant vaccinée - les autorités de la santé considèrent cependant l’administration de la deuxième dose comme un défi.

Elles craignent que la population ne soit pas en aussi grand nombre à se faire injecter le vaccin une deuxième fois.

La deuxième dose, c’est toujours un peu difficile pour toutes sortes de raisons. Il y a des gens qui se sentent protégés à une dose, ou qui négligent. Avec l’été aussi, a précisé le directeur national de santé publique, le Dr Horacio Arruda.

Mais Christian Dubé insiste : il faut se faire injecter deux doses le plus vite possible, pour revenir à la normale le plus rapidement possible.

« Prenez votre rendez-vous avant de partir en vacances. »

— Une citation de  Le ministre de la Santé, Christian Dubé

Le ministre a également répété son appel aux Québécois de 18 à 40 ans, qui semblent un peu moins pressés que les autres à se faire injecter une première dose. Pour atteindre les 75 % de vaccinés dans ce groupe d’âge, 220 000 rendez-vous doivent encore être pris.

Il s’en rajoute à peu près 10 000 par jour, ce n’est pas assez, a déploré M. Dubé, rappelant que 75 % des jeunes de 16 à 29 ans devront avoir reçu leurs deux doses de vaccin avant la fin août pour que les étudiants de cégep et d’université puissent avoir une rentrée sans distanciation physique.

Il ne faut pas oublier le délai de huit semaines entre les deux doses. [...] Dans les quatre prochains jours, plus de 75 000 rendez-vous sont disponibles pour ces gens-là, a-t-il ajouté.

Huit semaines entre deux doses

Suivant les recommandations du Comité sur l'immunisation du Québec (CIQ), le ministère de la Santé a fait passer jeudi l’intervalle minimum recommandé entre les deux injections à huit semaines pour tous les vaccins.

Cette recommandation avait déjà été donnée pour le vaccin AstraZeneca quand les deuxièmes doses de ce vaccin ont commencé à être inoculées fin mai dans la province.

Pour permettre à une proportion la plus élevée possible de la population de recevoir d’abord une première dose, cet intervalle avait d’abord été fixé à 16 semaines au début de la campagne de vaccination.

Québec établit cependant à quatre semaines l’intervalle entre les deux doses pour les personnes immunosupprimées ou dialysées pour optimiser leur réponse immunitaire rapidement.

Par ailleurs, bien que l’intervalle de huit semaines soit jugé efficace entre deux doses de vaccin AstraZeneca, la protection pourrait être encore plus élevée avec un intervalle de 12 semaines ou plus entre les doses, indique le ministère de la Santé.

Ce n’est pas le cas cependant pour les personnes ayant reçu une première dose d’AstraZeneca, mais désirant recevoir un autre vaccin comme deuxième dose. Pour les personnes qui préfèrent recevoir une dose de vaccin ARNm comme deuxième dose, l’intervalle de huit semaines ou plus pourrait aussi être utilisé, dit le ministère.

Toutefois, comme l’a répété le Dr Arruda en conférence de presse, la santé publique recommande toujours de recevoir le même type de vaccin que celui injecté en première dose.

Les doses disponibles actuellement proviennent principalement de Pfizer. Des doses du vaccin Moderna devraient être reçues autour du 17 ou du 18 juin. Et le gouvernement fédéral attend un million de doses d’AstraZeneca fin juin.

Nous avons des garanties qu’on va avoir une bonne quantité de vaccins pour honorer tous les rendez-vous, a assuré Daniel Paré, directeur de la campagne de vaccination.

Un délai plus long que celui d’abord suggéré par les fabricants

Le délai de huit semaines entre les deux doses désormais suggéré par la santé publique est beaucoup plus long que celui qui avait été recommandé au tout début par les fabricants des vaccins.

Mais de nouvelles données provenant des études sur le terrain réalisées depuis le début des campagnes de vaccination dans le monde laissent penser qu’avec un intervalle de huit semaines on a des gains importants, a expliqué le Dr Arruda.

Parfois, en espaçant les doses un peu plus, on donne plus de temps aux cellules mémoires de maturer et de mieux réagir à la deuxième dose de vaccin […] en termes d’efficacité vaccinale et par rapport au développement du nombre d’anticorps, rapporte-t-il.

Quant aux personnes qui ont déjà reçu leur deuxième dose dans un délai beaucoup plus grand, 16 semaines par exemple, elles ne doivent pas s’inquiéter affirme le médecin.

« Ce n’est pas parce que vous avez été vacciné après 16 semaines que votre protection ne sera pas bonne. Elle va peut-être être similaire à ceux qui l’ont été après huit semaines, ou peut-être un petit mieux. »

— Une citation de  Le directeur national de la santé publique, Horacio Arruda

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