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Création d'un comité de surveillance pour le syndrome neurologique mystérieux

La ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, Dorothy Shephard, le 26 novembre 2020.

La ministre de la Santé du Nouveau-Brunswick, Dorothy Shephard

Photo : Gouvernement du Nouveau-Brunswick

Le Nouveau-Brunswick crée un comité de surveillance pour tenter d'identifier les causes possibles du syndrome neurologique mystérieux. Des experts d'ailleurs au pays seront appelés à collaborer afin de trouver des réponses.

La ministre de la Santé Dorothy Shephard en a fait l'annonce lors d'un point de presse jeudi après-midi.

Cette maladie - dont on sait encore très peu de choses - a causé la mort de six personnes jusqu’à présent. Les autorités médicales ont recensé 48 cas au total depuis 2015, principalement dans les régions de la Péninsule acadienne et de Moncton. Il s’agit d’hommes et de femmes dont l’âge varie entre 18 et 85 ans.

Expertise nationale

Une clinique consacrée aux personnes atteintes du mystérieux syndrome a ouvert ses portes au Nouveau-Brunswick à la fin du mois d'avril. Des experts d'un peu partout au pays et spécialistes de différents domaines s'ajoutent désormais à l'équipe.

La Dre Natalie Banville, du Réseau de santé Vitalité, et le Dr Edouard Hendriks, du Réseau de santé Horizon, ont été nommés coprésidents du comité de surveillance. Le comité sera formé des deux coprésidents, de six neurologues et d’un membre de la santé publique.

Parmi les partenaires, on compte l'Agence canadienne d'inspection des aliments, la santé publique du Canada, la santé publique du Nouveau-Brunswick et celle de la Colombie-Britannique, ainsi que le ministère de l'Agriculture et le centre de recherche sur la maladie de Creutzfeldt-Jakob.

Des neurologues, des médecins généralistes, des travailleurs sociaux et des psychologues pourraient également être appelés à collaborer avec ce grand groupe d'experts.

On veut avoir toute l'expertise au point de vue des possibles causes environnementales et aussi pour voir si des choses peuvent être reliées, explique la Dre Natalie Banville, vice-présidente aux affaires médicales au Réseau de santé Vitalité, lors du point de presse.

Cause environnementale?

Les scientifiques se penchent notamment sur la piste d’une cause environnementale.

Est-ce que les Néo-Brunswickois peuvent faire quelque chose, dès maintenant, pour se protéger? La Dre Natalie Banville répond qu'il est trop tôt pour faire des liens.

Pour les causes environnementales, on n'a pas de théorie encore. On est encore à la recherche. Nous n'avons pas trouvé de causes environnementales, de causes génétiques ou de médicaments, par exemple. On ne sait pas. Le but de l'examen est d'essayer de trouver la cause de ceci, mais on n'a pas de cause jusqu'à maintenant, dit-elle.

La ministre de la Santé Dorothy Shephard croit qu'il est important d'explorer toutes les possibilités. Se concentrer sur un élément pourrait nous envoyer dans la mauvaise direction, donc nous explorons toutes les possibilités, dit-elle.

Certains symptômes de cette maladie mystérieuse sont similaires à ceux de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, une maladie cérébrale rare et mortelle. Toutefois, les tests effectués jusqu’à présent concluent qu’il ne s'agit pas d'une maladie à prions, comme celle de Creutzfeldt-Jakob.

Les principaux symptômes sont les suivants :

  • des troubles de la mémoire;
  • des spasmes musculaires;
  • des problèmes d’équilibre, des difficultés à marcher ou des chutes;
  • une vision floue ou des hallucinations visuelles;
  • une perte de poids importante et inexpliquée;
  • des changements comportementaux;
  • des douleurs dans les bras ou les jambes.

Enquête en cours

La santé publique du Nouveau-Brunswick a récemment commencé à communiquer avec les personnes atteintes de ce syndrome. À l’aide d’un questionnaire et d'un processus d'entrevue, elle espère obtenir des indices qui permettraient d'identifier les causes de leurs difficultés.

Cinq entrevues ont eu lieu depuis la semaine dernière et sont terminées. Cinq autres sont prévues au cours des prochains jours.

Le comité a tenu une première rencontre cette semaine et continuera à travailler tout au long de la période estivale afin de trouver des réponses le plus rapidement possible.

Les journalistes de Radio-Canada travaillent diligemment pour en savoir plus sur cette maladie. Si vous ou un membre de votre famille souhaitez partager avec nous des informations à ce sujet, envoyez un message à neuro-nb@radio-canada.ca (Nouvelle fenêtre).

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