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#snaptoipas : une campagne percutante pour contrer le sextage

Les mains d'une femme tiennent un téléphone cellulaire.

Le SPVQ lance une offensive pour contrer le sextage chez les adolescents.

Photo : iStock/Getty Images

La Sécurité publique de la Ville de Québec (SPVQ) a lancé une campagne sur Internet pour contrer le sextage parmi les adolescents.

Snap pas ta graine, snap pas ta craque, et snap pas ta noune, peut-on lire à côté d'images colorées.

L'idée est de sensibiliser les adolescents aux conséquences du partage de photos ou de vidéos à caractère sexuel sur les médias sociaux.

Il est normal d’avoir envie de séduire, mais il faut être conscient que ce que tu partages avec ton cellulaire ou sur les médias sociaux, ça laisse des traces et ça se partage. Penses-y bien avant d’envoyer une photo ou un message sexy, qui pourrait être vu par d’autres personnes de ton école, peut-on lire sur le site Internet dédié à cette campagne.

Snap pas ta graine, snap pas ta craque, snap pas ta noune.

Réalisée en collaboration d'étudiants en art graphique du Cégep de Sainte-Foy, cette campagne contre le sextage se veut percutante.

Photo : Courtoisie / Service de police de la Ville de Québec

Réalisée en collaboration d'étudiants en art graphique du Cégep de Sainte-Foy, elle se veut percutante avec ces mots crus. Mais, le SPVQ considère que c’est une bonne façon d’atteindre leur cible, à savoir les adolescents.

Le service de police est conscient que c'est un langage qui est quand même cru, reconnaît Marie-Claude Brousseau, directrice de la division des communications du Service de police de la Ville de Québec.

Ça nous sort nous-mêmes de notre zone de confort, évidemment, mais le but étant de rejoindre la cible puis d'allumer une bougie chez ces jeunes-là pour qu'en bout de ligne, ils voient que ce comportement-là, en fait, d'envoyer un sexto, ce n'est pas l'idéal parce qu'après, les conséquences sont grandes et peuvent être très graves, poursuit-elle.

Marie-Claude Brousseau en visioconférence.

Marie-Claude Brousseau est directrice des communications du Service de police de la Ville de Québec.

Photo : Radio-Canada

Ça ne s'efface pas

Il ne s'agit pas de la première campagne du genre à Québec, la première insistait davantage sur la question légale et sur le consentement. Pour celle-ci, le service a misé sur le caractère permanent d'images publiées sur Internet.

Souvent, les jeunes pensent [...] que c'est éphémère, mais avec Snapchat, tout le monde sait qu'on peut prendre des saisies d'écran, on peut prendre une photo de l'écran. Donc, une fois que c'est envoyé sur le web, bien c'est vraiment... ça ne s'efface pas. C'est parti, c'est une traînée de poudre, prévient Ann-Katherine Langlois, conseillère en prévention au SPVQ.

Donc, on veut vraiment prévenir à la base : "N'envoie pas de photo parce que ça peut aller très rapidement", conseille-t-elle.

Ann-Katherine Langlois en visioconférence.

Ann-Katherine Langlois est conseillère en prévention au Service de police de la Ville de Québec.

Photo : Radio-Canada

Le site Internet Snap toi pas (Nouvelle fenêtre) de la campagne ne s'adresse pas seulement aux adolescents.

Dans la section pour les jeunes, il présente les conséquences émotionnelles, sociales et criminelles du sextage, tandis que du côté des parents, il propose une foire aux questions pour ceux qui sont moins familiers avec le phénomène.

Un volet est réservé aux écoles, dans lequel est expliqué le projet d’intervention.

En plus du site et de la campagne de publicité, des conférences seront données dans des écoles secondaires l’automne prochain afin de poursuivre l’effort de sensibilisation.

Avec la collaboration de Jean-François Blanchet et de Louis Gagné

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