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Enthousiasme du milieu scolaire de l'Outaouais face au plan de rentrée 2021-2022

Des élèves arrivent à l'entrée d'une école, une brigadière assure la circulation.

Le déploiement du plan de rentrée scolaire 2021-2022, tel que présenté mercredi, est conditionnel à une couverture vaccinale d’au moins 75 % chez les 12 à 17 ans (archives).

Photo : Radio-Canada / Stéphane Leclerc

Les centres des services scolaires de l’Outaouais accueillent à bras ouverts le plan du gouvernement de François Legault pour la rentrée scolaire de septembre, dévoilé mercredi.

Si le retour à la normale évoqué par Québec suscite un enthousiasme généralisé, tous les intervenants qui se sont entretenus avec ICI Ottawa-Gatineau se préparent à d’éventuels revirements de situation.

On n'a évidemment pas de boule de cristal, alors on se prépare quand même à plusieurs éventualités, a dit Manon Dufour, directrice générale du Centre de services scolaire des Draveurs.

Elle a, du même souffle, insisté sur le fait qu’elle est optimiste et qu’elle juge réaliste la feuille de route présentée par le gouvernement Legault. Ce plan prévoit que les élèves du primaire et du secondaire n’auront plus à porter le masque et qu’ils pourront prendre part à des activités sans se restreindre aux bulles-classes des derniers mois.

Je pense que ça aura des impacts positifs sur la mobilisation des élèves, mais aussi sur tout le sentiment d’appartenance [le fait] de participer à des groupes, des activités de sport [et de prendre part] à tout l’engagement communautaire, culturel et artistique, a souligné Mme Dufour.

Une femme accorde une entrevue via visioconférence.

Manon Dufour est directrice générale du Centre de services scolaire des Draveurs (archives).

Photo : Radio-Canada

Ce sont des éléments importants dans la vie d’un élève. On les instruit, mais on les socialise aussi. Tout ce volet-là va vraiment prendre son sens l'année prochaine, a-t-elle ajouté.

La présidente du Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais (SEO), Suzanne Tremblay, a relevé, de son côté, les bienfaits pédagogiques de l’école en présentiel pour les élèves.

Ça facilite beaucoup le contact avec eux, les suivis que l’on a à faire. L’idéal, c’est d’avoir nos élèves avec nous en classe, a-t-elle affirmé.

La directrice générale du Centre de services scolaire des Portages-de-l’Outaouais, Nadine Peterson, croit aussi que le plan mis de l’avant saura réjouir les élèves.

En entrevue, elle a soutenu que celui-ci saura tout autant faire le bonheur du personnel enseignant, notant que le plan de match arrive à temps pour permettre à la planification de la prochaine année scolaire de suivre son cours.

Ce plan arrive à point nommé parce que nous sommes vraiment dans l’organisation scolaire de l’année prochaine.

Une citation de :Nadine Peterson, directrice générale du Centre de services scolaire des Portages-de-l’Outaouais

On est déjà dans les panifications de groupes, de cohortes, du transport scolaire. On est là-dedans depuis plusieurs semaines. Il fallait donc avoir certaines réponses, a-t-elle indiqué.

Quant au chef et propriétaire du service de traiteurs Lindocile, Geoffroy Charbonneau, il a accueilli la nouvelle comme une bouffée d’air frais. Il a toutefois noté que le retour à la normale sera loin d’être immédiat puisqu’il a perdu bon nombre d’employés en raison de la pandémie.

Il va falloir choisir avec qui on fait affaire et qui on décide de laisser aller, a expliqué celui dont l’entreprise a déjà desservi environ 80 écoles et n’en compte aujourd’hui qu’une dizaine dans son carnet de clients.

Les imprévisibles variants

Tous les intervenants du milieu scolaire interrogés par ICI Ottawa-Gatineau, mercredi, ont signalé que les variants de la COVID-19 pourraient changer la donne quant au plan pour la rentrée 2021-2022.

Le président de la Fédération autonome de l’enseignement du Québec, Sylvain Mallette, a déclaré, par communiqué, que le plan dévoilé mardi ne semble pas tenir compte du rôle central de la persistance des variants et de l’arrivée potentielle des variants hybrides.

Les centres de services scolaires de l’Outaouais ont été moins critiques dans leurs réactions. Tous croient qu’ils seront plus prêts que jamais à s’adapter à une situation changeante, arguant que l’expérience acquise au fil de la dernière année et demie se fera utile.

On a vécu des choses. On a appris des leçons. On s’est améliorés au niveau technopédagogique, a résumé Nadine Peterson.

Chose certaine, le gouvernement Legault a bien précisé que le déploiement de son plan reste conditionnel à l’atteinte d’une couverture de vaccination d’au moins 75 % chez les jeunes de 12 à 17 ans.

Une femme en point de presse via visioconférence.

Nency Héroux est la directrice de la campagne de vaccination en Outaouais (archives).

Photo : Radio-Canada

La directrice de la campagne de vaccination en Outaouais, Nency Héroux, s’est montrée optimiste à cet égard, en point de presse, mercredi. S’il y a un groupe pour lequel ça va plutôt bien et qui nous a surpris par son engouement pour la vaccination, c’est bien celui-là, a-t-elle commenté.

Elle a indiqué que près de 36 % des jeunes de cette catégorie d’âge ont déjà reçu une première dose de vaccin dans la région et que 11 500 autres doivent être inoculés pour atteindre les 75 %.

Avec des informations d'Ismaël Sy et de Mama Afou

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