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Traverser l’Atlantique en radeau, un rêve devenu réalité et raconté dans une BD

Un bateau sur d'immenses vagues traverse l'Atlantique.

Une partie de la couverture du livre «L'égaré : l'Atlantique en radeau», de Ryan Barnett et Dmitry Bondarenko

Photo : Glénat

Radio-Canada

Au milieu des années 1950, Henri Beaudout, qui a été résistant en France pendant la Seconde Guerre mondiale, a décidé de traverser l’Atlantique en radeau avec trois autres hommes. Ce grand voyage est dépeint dans L’égaré : l’Atlantique en radeau, un nouveau livre à mi-chemin entre la bande dessinée et le documentaire.

Publié mercredi, L’égaré : l’Atlantique en radeau rend hommage à Henri Beaudout, un Montréalais d’origine française désormais âgé de 94 ans qui a accompli un exploit en 1956. Cet homme aventureux a décidé de rallier l’Angleterre en radeau à voile à partir d’Halifax, en Nouvelle-Écosse.

Certaines personnes ont ri de lui à l’époque, mais Henri Beaudout a cru en son idée.

Il faut aller au bout de soi-même. Quand on a une idée, il faut la réaliser. Dans la vie, j’ai réalisé à peu près tous mes rêves, a déclaré le nonagénaire à Katerine Verebely, chroniqueuse culturelle à l’émission Le 15-18.

Après la guerre, le Canada

Ce périple maritime a aussi aidé Beaudout à guérir du traumatisme de la Seconde Guerre mondiale. Ayant fait partie de la résistance en France dès l’âge de 16 ans, Henri Beaudout est ressorti de cette guerre avec une dépression et des difficultés à réintégrer la vie quotidienne.

Ce qui s’est passé, c’est que je m’en suis sorti tout de même, mais j’ai eu du mal à me réadapter à la vie civile, a-t-il confié.

J’ai finalement épousé une charmante Parisienne, et compte tenu du contexte en France, c’est-à-dire qu’on changeait de gouvernement tous les deux-trois mois, il y avait des grèves qui n’en finissaient pas et la difficulté à trouver un logement décent, on a décidé de quitter la France pour le Canada.

Une citation de :Henri Beaudout

En arrivant ici, il est devenu dessinateur industriel pour Hydro-Québec et, un jour, au milieu des années 1950, il a entrepris le projet de traverser l’Atlantique en radeau.

La première tentative fut un échec, mais la deuxième s’est passée à merveille. Sur son bateau baptisé L’égaré II, il a pris 89 jours pour faire le voyage, en 1956.

Le radeau était indestructible, parce qu’il ne subissait pas les assauts qu’un bateau subit sur la mer, pour la bonne raison que nous allions dans le même sens et à peu près à la même vitesse que les vagues se déplaçaient, a expliqué Henri Beaudout.

Un bateau sur d'immenses vagues traverse l'Atlantique.

La couverture du livre «L'égaré : l'Atlantique en radeau», de Ryan Barnett et Dmitry Bondarenko

Photo : Glénat

Des chats à bord, fidèles compagnons

En plus de ses trois camarades, Henri Beaudout a aussi eu la compagnie de deux chats à bord!

Dans toutes les expéditions, on amène ce qu’on appelle des mascottes, relate Henri Beaudout. Les chats ont été des compagnons très fidèles, mais aussi des météorologues. Ils nous annonçaient à chaque mauvais temps l’arrivée de la tempête! Et notre premier contact radio, quand nous étions rendus dans les eaux internationales, a été de faire miauler les chats au micro!

À l’époque, ce voyage a été médiatisé à travers le monde, autant du côté de la BBC que du Paris Match.

Écrit par le Montréalais Ryan Barnett et illustré par le Torontois Dmitry Bondarenko, L’égaré : l’Atlantique en radeau, qui est publié chez Glénat, s’accompagne d’une série de photos d’archives. La version originale anglaise est parue sous le titre The Raftsmen en 2017 aux éditions Firefly Books.

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